Ils sont tous les deux des sportifs accomplis, pratiquent activement le ski en hiver et le VTT en été. Alors lorsqu’ils ont eu l’opportunité – en 2023 – de construire un nouveau bâtiment au pied du massif de la Chartreuse, ils n’ont pas hésité ! D’abord parce qu’ils avaient besoin de davantage d’espaces pour développer l’activité de leur entreprise, mais aussi pour le décor exceptionnel. Yann Viallet et Charles Duruflé sont cogérants d’Apex Agencement, spécialisée dans la menuiserie et l’agencement, qu’ils ont créée en 2019. Après quinze ans dans l’informatique, le premier s’est reconverti dans la menuiserie, par passion pour le bois et l’envie de revenir dans les montagnes. Le second est ébéniste. Chef d’atelier dans la même entreprise où il travaillait depuis dix-sept ans, il rêvait à de nouveaux horizons. Les deux hommes se sont rencontrés lors d’une formation et, malgré leurs forts caractères, le courant est immédiatement passé. Au point qu’ils ont décidé de réunir leurs compétences. Sans que chacun ne marche sur les pieds de l’autre, même si les décisions sont prises à deux : à Yann l’administratif et le commercial, à Charles la responsabilité de l’atelier.
L’accompagnement de l’OPPBTP
D’abord installé à quelques kilomètres de là, de l’autre côté de la rivière Isère, Apex Agencement a connu un succès immédiat, tant auprès des particuliers, qui constituent 60 % de la clientèle, que des professionnels du tertiaire (bureaux, commerces…). Le déménagement dans un nouveau bâtiment de 700 m2, qui inclut l’atelier, les bureaux et les espaces de vie (cuisine, toilettes, vestiaire avec douche…), a été l’occasion de passer un nouveau cap en investissant dans des machines plus performantes pour accompagner la croissance, tout en améliorant la sécurité. « Désigné chargé de prévention, Charles a bénéficié d’une formation de deux jours de l’OPPBTP, se félicite Yann Viallet. Par ailleurs, l’entreprise a été accompagnée durant plusieurs mois par l’organisme. Ce fut une aide précieuse pour réviser les fondamentaux, mieux évaluer les risques, réfléchir à un aménagement plus ergonomique du bâtiment et des postes de travail, réaliser le document unique d’évaluation des risques professionnels et, in fine, de prioriser nos investissements. »
Des machines performantes
Apex Agencement s’est notamment équipée d’une scie à format numérique plus performante pour le découpage de pièces spécifiques (coût de 15 000 euros), qui permet de gagner en précision et en temps en réduisant les erreurs potentielles. Plus largement, l’entreprise a investi 65 000 euros dans un centre d’usinage afin de mieux gérer les espaces dans l’atelier, d’améliorer la productivité et le confort de travail. « Tous les travaux standards sont ainsi automatisés avec une même machine qui permet de réaliser le débitage, le perçage ou encore l’usinage », poursuit Yann Viallet. En parallèle, pour soulager les salariés des tâches de manutention, l’entreprise a investi dans des racks à panneaux de bois, installés en hauteur à proximité du centre d’usinage et approvisionnés avec un chariot élévateur, pour un coût global de 30 000 euros, avec une aide de la Carsat de l’ordre de 50 %. « Chaque panneau de bois mesure 2,80 m de long et pèse 80 kg. Les racks offrent un gain de place et un confort de travail, cela évite de se casser le dos », complète le dirigeant. Enfin, toutes les machines sont reliées à deux systèmes d’aspiration qui récupèrent les copeaux et les poussières.
Le défi des émanations
Toujours dans le souci d’améliorer l’environnement de travail des salariés, Apex Agencement s’est récemment équipé d’une cabine de peinture pour un montant de 8 000 euros, là encore financée partiellement par la Carsat. Outre le gain en qualité, elle capte les vapeurs de vernis. Plus largement, les diverses émanations constituent un sujet de préoccupation important pour les deux dirigeants. Pour limiter l’utilisation de vernis polyuréthanes, l’entreprise teste actuellement des vernis à eau permettant de supprimer les vapeurs toxiques. Une réflexion avec l’OPPBTP a également permis d’améliorer les encollages des plaques de bois. Outre l’utilisation de colles sans solvant, les salariés ont désormais recours à un pistolet plutôt qu’une spatule ou un rouleau, ce qui augmente la performance tout en améliorant la prévention. Autant d’engagements concrets qui participent quotidiennement au bien-être au travail et à la cohésion de l’équipe…