Bien manger sur les chantiers en hiver
En hiver, la nourriture est essentielle au bien-être et à la performance des équipes sur les chantiers. Mais il n’est pas toujours évident de manger équilibré. Conseils.
Publié le : 01/04/2026
Cendrine Barruyer
En hiver, la nourriture est essentielle au bien-être et à la performance des équipes sur les chantiers. Mais il n’est pas toujours évident de manger équilibré. Conseils.
Publié le : 01/04/2026
Cendrine Barruyer
En résumé :
Les ouvriers du BTP sont confrontés à des exigences particulières liées à leur métier (travail physique) et à certaines activités exercées en
extérieur dans des conditions souvent rigoureuses l’hiver. À cela s’ajoute un accès parfois difficile à des menus équilibrés. Que faire ?
Le petit déjeuner est un moment crucial. Or, les travailleurs qui commencent leur journée très tôt ont parfois tendance à le négliger. Dans l’idéal, il doit être roboratif avec des céréales complètes, qu’il s’agisse de pain (pain complet, au levain, de seigle), de flocons d’avoine ou de muesli. Peuvent y être ajoutés un produit laitier et un fruit. Évitez les céréales extrudées, soufflées, qui sont très sucrées… « On peut aussi opter pour un petit déjeuner plus salé avec des œufs, du jambon, de l’avocat, des légumes… », indique Julie Penin, diététicienne à l’Institut Pasteur de Lille.
Si le petit déjeuner a été consommé sur le pouce, une collation est ensuite indispensable : un fruit facile à transporter et à peler (banane, clémentine, pomme…), des fruits secs ou des barres céréalières constituent de bonnes options. Fabriquer ses barres céréalières soi-même est d’ailleurs plus simple (et moins cher) qu’il n’y paraît : mélanger un œuf, quatre cuillères à café d’huile de colza, deux tasses de muesli, trois cuillères de miel, étaler sur une plaque et mettre au four dix minutes. La dizaine de barres obtenues se conservent pendant plusieurs semaines.
Au déjeuner, plutôt que steak frites, pizza ou sandwich, optez pour du fait maison dans une gamelle. « Une gamelle bien conçue comporte des protéines (végétales et/ou animales), des féculents et des légumes », ajoute Julie Penin. Le corps doit recevoir du glucose pour produire de la chaleur ; les glucides lents sont donc importants. Les légumes secs (pois chiches, lentilles, haricots…) sont également très intéressants d’un point de vue nutritionnel. En entrée, les sardines, maquereaux ou thon apportent des oméga-3 nécessaires à la santé cardiovasculaire et à l’immunité. Ces mêmes oméga-3 peuvent se consommer dans la journée en en-cas, sous forme de noix, noisettes et autres fruits à coque. Leur digestion dure entre deux et trois heures, ce qui en fait un bon coupe-faim. En revanche, gare aux en-cas sucrés qui donnent un coup de boost, mais entraînent une hypoglycémie réactionnelle (coup de fatigue).
Pour le dîner, la diététicienne conseille une composition proche de celle du repas de midi. Une soupe moulinée ou façon minestrone est une bonne entrée en matière. Elle apporte de très nombreux nutriments et des fibres, et est un moyen simple et économique d’utiliser des légumes oubliés au fond du frigo… Il convient de veiller à ce que le repas du soir ne soit pas trop gras ni trop riche, prévient Julie Penin, « car il serait alors trop lourd à digérer et risquerait d’impacter la qualité du sommeil. »
Sur les chantiers disposant d’une base vie, consommer un repas chaud est relativement aisé. Mais qu’en est-il pour les compagnons qui n’y ont pas accès ?