Qu’en est-il de leur appréciation du télétravail ? « C’est là que les résultats sont les plus contrastés et, à certains égards, les moins cohérents avec la réputation des jeunes actifs : ceux-ci ont en effet une expérience sensiblement plus négative du télétravail que leurs aînés », révèle l’étude. Ils ressentent en effet plus souvent que les autres le sentiment de « pouvoir moins apprendre de leurs collègues », d’être « trop sédentaires », de « rater des informations », de peiner à séparer vie personnelle et professionnelle… Ils ont également souvent le sentiment d’être moins efficaces quand ils sont en télétravail (54 %), dans des proportions plus importantes que les 30-44 ans (43 %) et les 45-65 ans (29 %).
L’étude explique : « Sans doute parce qu’ils sont, pour beaucoup d’entre eux, encore en phase d’apprentissage, d’acquisition de compétences ou de construction de leur réseau professionnel, les jeunes actifs vivent le télétravail, plus souvent que leurs aînés, comme une coupure, voire comme une perte d’opportunités. »
Cela n’empêche cependant pas les plus jeunes de se déclarer favorables dans de fortes proportions (66 %) à la « généralisation du travail hybride » (en partie sur site, en partie à domicile) dans le futur.