Projection de béton par voie sèche : lancement d’une nouvelle étude métier afin d’améliorer les conditions de travail des équipes
La projection de béton par voie sèche, réalisée quotidiennement par de nombreux opérateurs, expose les équipes à des contraintes physiques importantes. L’OPPBTP et le Syndicat des travaux de fondations spéciales (Soffons) engagent une nouvelle étude métier portant sur les conditions de travail de cette activité. Détails.
Date : 09/02/2026
Virginie Leblanc

© OPPBTP-Gauthier Bouret
L’OPPBTP et le Syndicat des travaux de fondations spéciales (Soffons) engagent une nouvelle étude métier portant sur les conditions de travail d’une activité usuelle du métier, la projection de béton par voie sèche. Cette activité, réalisée quotidiennement par de nombreux opérateurs, expose les équipes à des contraintes physiques importantes. A partir d’informations quantitatives et qualitatives issues d’observations sur le terrain et de la conduite d’entretiens, les partenaires, en collaboration avec les services de prévention santé au travail, souhaitent mettre en œuvre des pistes d’amélioration des conditions de travail pour l’ensemble des professionnels concernés, notamment pour prévenir le risque de troubles musculosquelettiques.
Mieux prévenir les risques liés à une activité professionnelle répandue
La projection de béton par voie sèche concerne un grand nombre d'entreprises adhérentes du Soffons. Cette activité est assurée également par des entreprises spécialisées dans la mise en œuvre de voiles par passes. Les surfaces projetées sont de l’ordre de 1 000 m² de paroi par chantier. Il apparaît que ces professionnels sont exposés à des risques répétés de contraintes physiques, à l’origine d’un risque accru de troubles musculosquelettiques. Ils peuvent être également exposés au risque d'inhalation de poussières contenant de la silice cristalline.
Partant de ce constat, l’OPPBTP et le Soffons se sont rapprochés en vue de réaliser une étude métier afin d’améliorer les conditions de travail des équipes de béton projeté par voie sèche. L’étude métier repose sur une méthodologie d’intervention dénommée « Méthode d’analyse et d’évaluation des conditions de travail » (Maect). Celle-ci s’appuie sur l’observation en continu d’une équipe pendant sa journée de travail, dans sa zone d’activité, dans au moins trois entreprises différentes pour évaluer les conditions de travail des situations observées. Cette observation est enrichie par des mesures en métrologie, des entretiens menés avec les salariés et l’équipe d’encadrement, ainsi qu’une analyse documentaire. Une fois les différents chantiers analysés, les enseignements issus de l’étude auront vocation à livrer des recommandations opérationnelles aux entreprises et équipes de terrain. Les résultats seront publiés dans un rapport d’observations, rédigé par l’OPPBTP et le Soffons. Ce travail est réalisé en étroite collaboration avec les équipes pluridisciplinaires des services de prévention et de santé au travail des entreprises participant à l’étude.
Une situation de travail représentative du métier de projeteur béton
L’étude métier se concentre sur la réalisation de voiles par passes sur des chantiers de fondations spéciales. En effet, il s’agit d’une situation de travail fréquente et représentative de l’ensemble des facteurs de risques auxquels les opérateurs d’application de béton projeté par voie sèche sont exposés, tels que les risques de TMS liés aux poids portés, aux postures contraignantes ou aux vibrations. Afin de couvrir l’ensemble des pratiques, l’étude métier permettra d’observer trois chantiers issus d’entreprises volontaires adhérant au Soffons. La première phase permettra d’observer au plus près les conditions de travail d’une équipe de trois à quatre personnes (ferrailleur, projeteur, aide-projeteur, maçon) sur deux journées consécutives, selon 21 facteurs répartis en quatre thèmes : l’organisation, l’environnement et les risques, l’activité physique ainsi que l’activité mentale. La métrologie réalisée sur cette étude portera spécifiquement sur :
- Les poussières inhalables ;
- L’ambiance sonore ;
- La cardiofréquencemétrie ;
- La mesure de vibrations mains-bras ;
- La température et l’hygrométrie.
Les observations et analyses sur chaque chantier débutent ce mois de février 2026. La restitution des résultats de l’étude est prévue pour le deuxième trimestre 2027.
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