D’une surface de 2 300 m², ce bâtiment tout en longueur (86 mètres de long sur 26 mètres de large) abrite trois lignes de révision de coffrages à sens unique : les banches brutes entrent d’un côté de la chaîne et ressortent de l’autre côté, remises en état. Chantal Labry, responsable qualité, prévention, environnement de l’entreprise, détaille les grandes séquences de la remise à neuf des coffrages.
Le nettoyage
Première étape : le nettoyage. À cause des cadences élevées des chantiers, les banches reviennent dans un état dégradé, chargées de restes de béton. « Auparavant, le nettoyage était réalisé par un opérateur équipé d’une lance haute pression, avec un risque de projection de morceaux de béton ou de gravillons. Maintenant, nous réalisons d’abord un piquage du gros béton avant un nettoyage à eau froide à haute pression (1 000 bars) avec pour partie les eaux de pluie récupérées de la toiture. » Cette opération est effectuée dans des cabines de lavage. Elle est entièrement robotisée. Avantage du site en termes de prévention des risques, les pompes de lavage et la motorisation sont situées en galerie technique souterraine, assurant ainsi un niveau acoustique correct dans l’usine.
Process automatisé de nettoyage haute pression des banches.
Le ponçage
Les coffrages sont ensuite positionnés à plat sur des châssis poussés par un tracteur pousseur électrique (sur batterie) pour s’acheminer vers l’atelier ponçage, où une ponceuse automatique effectue un à deux passages. « Nous vérifions la structure du coffrage et réalisons un redressage si besoin. Si la banche a pris un choc, on tire la peau coffrante comme on le ferait avec une carrosserie. Les postes de soudure sont suspendus par un bras articulé et sont munis d’un système de torche aspirante. »
Les brosseuses sont équipées de systèmes d’aspiration à la source contre les poussières métalliques-béton.
La peinture
Les coffrages sont ensuite démontés pour ôter les accessoires qui ne sont pas repeints. L’étape de peinture ‒ qui concerne 80 % des coffrages ‒ est réalisée en cabine par un opérateur spécialisé qui va doser sa peinture à solution aqueuse, avant une courte séance d’étuvage pour accélérer le séchage. « Pour ces opérations avant et après peinture, on est obligé de basculer la passerelle de coffrage qui est lourde, donc des aides au levage assurent l’équilibre de la charge de 250 kilos et son transport très facilement, ce qui contribue à diminuer la pénibilité pour les opérateurs. » Enfin, les banches sont remontées, empilées et stockées à l’extérieur, dans l’attente d’un prochain chantier.
Manipulateurs industriels pour le basculement de la passerelle et du garde-corps.