« Cette convention a tout notre soutien, appuie Gilbert de Stefano, chef du Bureau des équipements et des lieux de travail à la DGT. Des livrables concrets sont proposés aux entreprises, s’adressant notamment aux TPE-PME. Mais il reste des choses à réaliser sur le risque chimique ».
Le risque chimique a été abordé par deux sous-groupes de travail à la FNTP : l’un sur l’amiante et l’autre sur les poussières de silice. La FNTP prépare un guide pour aider les entreprises à appliquer la réglementation et les normes relatives au repérage amiante avant travaux et celles liée à l’amiante environnemental. Sur le modèle de Carto Amiante, surtout orienté sur les métiers du bâtiment, « quelques processus TP sont enregistrés mais nous n’avons pas encore assez de mesures pour les utiliser comme règles de l’art », indique Lionel Bobeau, chef de file du sous-groupe de travail amiante.
Sur la silice, « la FNTP s’est emparée rapidement du sujet », souligne Jean-Jérôme Gazeau, chef de file poussières de silice. La réglementation est très contraignante pour nos entreprises, elle oblige des prélèvements sur l’ensemble des situations à risque. » Une campagne de mesurage a été lancée depuis 2020 avec l’OPPBTP, l’INRS, la Cnam et la DGT. « Au printemps 2022, nous en étions à plus de 200 prélèvements », précise Jean-Jérôme Gazeau. Les entreprises volontaires ont accès à une base de données anonymisée qui peut les aider dans l’analyse des risques de leurs tâches. Des fiches pratiques pour les opérationnels sont prévues à l’avenir.