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    L’agence DRN Grands Chantiers de Razel-Bec à Saclay organise ses Journées sécurité.

    ©DR

    « Si le Covid a pris le pas sur le reste, les risques généraux du chantier existent toujours et doivent rester à l’esprit de nos salariés », affirme Eudrane Bamokila Ntsoni, ingénieure SSEQ de l’agence DRN Grands Chantiers de Razel-Bec à Saclay (Essonne). D’où la mobilisation des agences franciliennes pour que les Journées sécurité annuelles initialement prévues à l’automne 2020 aient bien lieu, tout en tenant compte des restrictions sanitaires. « Comme il était impossible de regrouper tout le monde dans un même endroit, les agences se sont adaptées en étalant sur plusieurs jours des actions auprès de petits groupes », résume Pascal Beauchamp, adjoint au directeur de l’agence Île-de-France de l'OPPBTP, associée à ces initiatives.

    À Saclay, des minutes d'arrêt pour parler levage et travail en hauteur

    Du côté de l’agence DRN Grands Chantiers, le choix a été fait d’organiser, en mars dernier, des « Minutes d’arrêt » sur deux chantiers en pleine production, pour une soixantaine de personnes au total, autour de deux thèmes retenus en fonction de l’accidentologie de l’agence : les travaux en hauteur et les problématiques de levage-manutention.

    « Avec nos partenaires de l’OPPBTP, nous sommes allés à la rencontre des équipes réparties sur site pour faire le point avec elles sur leur situation de travail, échanger sur des cas pratiques et revenir sur les fondamentaux, car il arrive que les compagnons passent à côté de certaines notions de sécurité avec l’habitude des tâches qu’ils réalisent », explique Eudrane Bamokila Ntsoni. « Le fait de venir à eux sur le chantier a été très apprécié. De surcroît, la présence d’un organisme extérieur sachant était un gage du sérieux qu’on accorde aux sujets traités, tout en favorisant la prise de parole, en particulier celle des intérimaires », poursuit la responsable QSE.

    La petite taille des groupes – pas plus d’une dizaine de personnes – y a aussi contribué, les chefs d’équipe jouant le rôle d’interprète pour les personnes maîtrisant mal le français. L’agence pourrait donner une suite à ce type de format, tout en maintenant le format classique.

    À Élancourt, des ateliers de deux heures sur chantier

    Pour sa part, l’agence Razel-Bec d’Élancourt (Yvelines), forte de cent collaborateurs, a adopté une formule légèrement différente : des ateliers en extérieur de deux heures sur un thème unique, le levage, réunissant 10 à 15 compagnons chacun sur trois chantiers différents, répartis sur 3 jours en juin dernier.

    «Nous nous sommes aperçus en 2019 qu’il y avait des gros besoins en formation sur le levage et l’élingage, tant du point de vue des méthodes que de l’entretien et la vérification des accessoires», fait valoir Alexandra Milan, ingénieure QSE de l’agence Razel Bec d’Élancourt. La démarche menée donc directement sur le chantier a consisté à distribuer aux compagnons une vingtaine de photos de cas pratiques pour qu’ils identifient les situations problématiques. Ces derniers ont aussi pu profiter des équipements sur place (élingues, manilles, engins divers) pour leur faire faire des exercices de maniement. « Le retour immédiat a été très positif », se félicite Alexandra Milan. « La forte participation a prouvé que le but était atteint en termes de sensibilisation, les personnes se montrant également plus concentrées sur un créneau bref que sur une journée entière. »

    Forte de cette première expérience concluante, l’agence d’Élancourt envisage également de la reconduire sur d’autres thématiques..

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