Philippe Bulot, responsable d’opérations à l’OPPBTP, a été chargé d’évaluer la performance en prévention de l’expérimentation menée par l’EPN autour d’une problématique majeure : la circulation.
L’artère concernée est empruntée par 6 000 véhicules par jour, dont deux lignes de transport en commun, et dessert des logements, des commerces, des établissements scolaires, un édifice religieux, l’hôtel d’agglomération… Le chantier, confié à Eurovia Haute Normandie – Agence de Saint-André-de-l’Eure et impliquant ponctuellement d’autres entreprises, concernait la requalification de la voie existante avec des travaux de réseaux, la création de pistes cyclables, l’aménagement d’un îlot central, la réfection de trottoirs et de chaussées et la pose de mobilier. « Les principaux enjeux en termes de sécurité concernaient les risques de heurt entre les usagers et les engins des entreprises, ainsi que les nuisances du chantier pour les riverains », souligne Philippe Bulot.
L’opération a été découpée en trois phases, avec un mode opératoire différent à chaque fois, ce qui a permis de comparer les inconvénients et les avantages de chacun. Après une phase avec un sens unique, puis une phase avec un double sens de circulation et une gestion des flux par feu tricolore, la troisième phase s’est déroulée en route barrée, à l’été 2023. C’est celle qui a été concernée par la charte, signée en mars 2022 par l’agglomération d’Évreux avec les parties prenantes du projet. « Les élus pensaient qu’une approche satisfaisante pour les usagers du domaine public était l’alternat, alors que dans notre cas c’est cette solution qui a été la plus compliquée à gérer », note Émilie Guibert, directrice générale des Services techniques mutualisés Ville d'Évreux/Évreux Portes de Normandie.