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    Une campagne est lancée par la FNTP pour mesurer l’exposition aux poussières de silice

    ©DR

    La FNTP a lancé en juin une campagne nationale auprès des entreprises de travaux publics afin de mesurer l’exposition des salariés aux poussières de silice. L’enjeu ? Évaluer cette exposition et mettre en commun les résultats anonymisés auprès de tous les participants afin d’optimiser les bonnes pratiques de prévention pour la profession. Cette campagne est réalisée avec le concours de l’OPPBTP, de l’INRS, de la Direction générale du travail et de la Cnam.

    Les entreprises de TP sont invitées à se rendre sur un site dédié où elles trouveront tous les documents utiles pour comprendre la campagne et y participer : cahier des charges des mesures, liste des tâches concernées, laboratoires référencés, etc.

    Élaboration de fiches pratiques pour les entreprises

    «D’ici à fin octobre, nous souhaitons travailler à l’élaboration de fiches pratiques pour les mettre à disposition des entreprises afin qu’elles identifient, en fonction de leur contexte de travail et des tâches à effectuer, quel matériel est le plus adapté et quel process opératoire est le plus protecteur pour la santé des salariés», explique Jean-Jérôme Gazeau, directeur régional Francilienne chez Eurovia et chef de file risque chimique à la FNTP. L’idée est de mutualiser les connaissances afin d’aider les entreprises à réaliser plus facilement leur analyse des risques.

    La silice cristalline alvéolaire, agent cancérogène

    La directive européenne 2017/2398 du 12 décembre 2017 classe les travaux exposant aux poussières de silice cristalline alvéolaire (diamètre inférieur à 10 microns) comme cancérogènes. Un arrêté du 26 octobre 2020, entré en vigueur le 1er janvier 2021, a transposé cette directive en ajoutant à la liste des substances cancérogènes les «travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire issue de procédés de travail».

    Depuis le début de cette année 2021, les entreprises doivent donc réaliser des mesures d’empoussièrement et s’assurer du respect des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), fixées dans le Code du travail (article R. 4412-149) :

    • Pour le quartz à 0,1 mg/m3,
    • Pour la cristobalite et la tridymite à 0,05 mg/m3.

    Le contrôle du respect de ces valeurs limites réglementaires est réalisé par un organisme accrédité.

    • En savoir plus sur la silice cristalline et les moyens de prévention adaptés sur le site de la FNTP.

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