Face à ces évolutions, les entreprises commencent à adapter leurs pratiques.
La mesure la plus répandue consiste à modifier les horaires de travail : 70 % des répondants déclarent avoir déjà avancé les heures de début de journée lors des périodes chaudes.
Près d'une entreprise sur deux consulte régulièrement des applications ou plateformes météorologiques afin d'anticiper les épisodes à risque.
D'autres mesures émergent progressivement :
- achat de vêtements techniques adaptés à la chaleur ;
- vérification préalable de l'exposition des chantiers aux risques climatiques ;
- investissement dans des équipements spécifiques ;
- mise en place d'abris ou de protections sur chantier.
En revanche, Interrogées sur leurs besoins prioritaires, les entreprises artisanales mettent en avant plusieurs leviers :
- une meilleure information météorologique locale et anticipée ;
- des aides financières pour l'acquisition d'équipements de protection ;
- des investissements dans du matériel adapté ;
- une offre assurantielle mieux adaptée aux risques climatiques ;
- des outils d'accompagnement pour faire évoluer l'organisation de l'entreprise.
Ces attentes soulignent l'importance de renforcer les dispositifs d'information, de prévention et d'accompagnement afin d'aider les entreprises du bâtiment à faire face à des aléas appelés à se multiplier dans les années à venir : seulement 3 % des entreprises ont réalisé un diagnostic de leur exposition ou de leur vulnérabilité aux aléas climatiques.