C’est désormais un rituel. Tous les ans en octobre, l’Association nationale de l’audition (ANA) organise sa « Semaine de la santé auditive au travail » un évènement dont l’OPPBTP est un partenaire régulier. Et depuis 10 ans, l’ANA publie à cette occasion son « Baromètre des nuisances sonores au travail ». En 2026, le 10e baromètre révèle que 59 % des actifs se disent gênés par le bruit sur leur lieu de travail. Parmi eux, 74 % indiquent que cette nuisance entraîne des conséquences sur leur santé physique ou mentale (stress, fatigue, trouble du sommeil, acouphènes, surdité, hypertension artérielle…). Les jeunes semblent y être plus sensibles (81 % des moins de 35 ans déclarent que le bruit affecte leur santé.)
Sans surprise le secteur de l’industrie et du BTP est plus touché que les autres secteurs avec 64 % de personnes soumises au bruit durant leur travail (versus 59 %) et 23 % qui affirment que cette nuisance est fréquente (versus 20 %).
« Si on affine les chiffres du secteur en excluant les postes administratifs, c’est encore plus parlant, indique Anne-Laure Marchal, directrice du département Corporate et enjeux d'opinion chez OpinionWay, auteur de l’enquête. Au sein des 'ateliers, chantiers et chaînes de production', 68 % disent être personnellement gênés et 32 % le sont ‘souvent’. »
Autre aspect intéressant, l’évaluation de l’impact de ces nuisances. « L’industrie et le BTP se plaignent moins du stress engendré par le bruit (45 % versus 52 %). Mais, pour la surdité c’est l’inverse : 33 % des actifs du BTP et de l’industrie affirment souffrir de surdité du fait du bruit subi dans leur vie professionnelle, contre 29 % en population générale ; ce chiffre monte à 36 % au sein des ‘ateliers chantiers et chaînes de production’ »