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    Travaux ferroviaires

    © Gettyimages

    Les travaux sur les voies sont soumis à de multiples contraintes. Tout d’abord l’espace : sur un périmètre réduit, hommes et engins se côtoient. Ensuite le temps : les créneaux de travail pendant lesquels les voies sont libres de toute circulation sont minutés. Enfin, des difficultés se surajoutent, comme le risque électrique (1 500 à 25 000 V au niveau des caténaires) ou encore le maintien de la circulation de certains trains sur la voie en travaux ou sur des voies adjacentes. « Tout cela conduit à une sinistralité élevée, en termes de fréquence mais également de gravité: renversement d’engins, heurts et collisions, chutes… », explique Laurent Boutin, directeur qualité sécurité de la direction générale industrielle et ingénierie (DGII) chez SNCF Réseau.

    C’est dans ce cadre que la SNCF et ses partenaires le Syndicat des entrepreneurs de travaux de voies ferrées de France (SETVF) et le Syndicat des entreprises de la transition énergétique et numérique (Serce), en association avec l’OPPBTP lancent une opération nationale d’envergure afin de réduire le nombre et la gravité des accidents liés aux engins rail-route (pelles rail-route et nacelles).

    Un kit de campagne complet

    La campagne « La preuve par 9 » se déroule en deux temps. Le 13 avril à 14 h 00, un weblive interactif à destination des managers de la SNCF et des entreprises partenaires présentera les outils de la campagne. Le kit se compose de 9 vidéos portant sur 9 points de vigilance (préparation du chantier, risque électrique, prise de service, montée et descente de l’engin, zone d’action et zone de travail de l’engin, chargement/déchargement, travail en hauteur et, enfin, gestion du doute), un guide des pelles rail-route, une fiche pratique agents LAM… Dans un second temps, les managers seront invités à échanger avec leur équipe sur ces bonnes pratiques. Une troisième étape consistera à analyser les remontées terrain.

    Toute personne intéressée (pilotes d’opération, chefs de projet, dirigeants d’unités, CSPS, acteurs et préventeurs sécurité, conducteur de travaux…) peut participer. Il suffit de s’inscrire à cette adresse.

    Une étude sur la sinistralité des engins rail-route

    En complément de cette action, l’OPPBTP publiera prochainement une étude sur la sinistralité des engins rail-route, ces engins qui munis de bogies (chariots situés sous un véhicule ferroviaire), sont capables de se déplacer sur les voies. Lancée à l’automne 2019, elle s’est basée sur l’analyse de 107 événements survenus ces trois dernières années. Elle a été complétée par des observations sur les chantiers. Ce travail de fond a permis de faire émerger les causes de ces accidents, les phases les plus à risque (proximité engins opérateurs, chargement, enraillement…) et les moyens de réduire la sinistralité. « En France quelque six cents pelles rail-route sont en utilisation ainsi que plusieurs centaines de nacelles », rappelle Didier Petitcolas, responsable de domaine Énergies Réseaux à l'OPPBTP et pilote de l’étude.

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