Les accidents routiers professionnels sont la deuxième cause de mortalité au travail en France. En moyenne, la route a généré 1,3 décès par jour lors d’un déplacement en lien avec le travail au cours de l’année 2022. Tous secteurs confondus, 485 personnes ont perdu la vie, sur le trajet domicile-travail ou lors d’une mission.
Ces chiffres sont issus de L’essentiel du risque routier professionnel, récemment publié par le ministère du Travail, de l’Intérieur, par la Cnam, la Mutualité sociale agricole (MSA), Santé publique France et l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).
Les moins de 35 ans sont les plus représentés dans les accidents mortels domicile travail (41 % des décès en 2022) et 39 % des salariés décédés ont moins d’un an d’ancienneté. « La sensibilisation au risque routier professionnel doit se faire dès l’embauche », préconise le rapport. Sur les trajets de mission, les plus âgés (55 ans et plus) sont en revanche les plus touchés. En cause, la vitesse, l’inattention, le refus de priorités, l’alcool, la prise de stupéfiants, mais également la fatigue et la somnolence. Autre élément relevé par cette étude, les salariés décédés sont essentiellement des hommes.
Dans le BTP, le secteur de la construction enregistre un taux de mortalité relativement élevé (18 décès pour un million de salariés), proche de celui des activités immobilières et de la distribution d’électricité et de gaz, selon les chiffres de la Cnam et de la MSA.
Le document prodigue ensuite des conseils aux employeurs, pour évaluer le risque routier comme un risque professionnel à part entière et mettre en place des leviers de prévention.