« Ces chemins de circulation ont des fonctionnalités différentes et ne protègent l’opérateur que lorsqu’il est dessus », prévient Valérie Tournier, responsable du domaine Enveloppe second œuvre à la direction technique de l’OPPBTP. En effet, un seul pas de côté sur un matériau fragilisé peut entraîner la ruine de l’élément et la chute du salarié. « Selon la configuration de la toiture et l’intervention à réaliser, rénovation, maintenance ou nettoyage, l’entreprise doit évaluer les risques de chute et installer le modèle de chemin de circulation adapté ». Le Kee Walk de Kee Safety permet, par exemple, la traversée d’un toit transversalement ou perpendiculairement à la pente (jusqu’à 35 degrés). Composé de marches ajustables antidérapantes, ce chemin de circulation peut être équipé de garde-corps. Deux personnes suffisent pour manutentionner et installer les modules qui pèsent moins de 9 kg (marquage CE, norme NF EN 516 Classe 1-C).
Pour les pentes à forte inclinaison, le système Echaftoit d’Altrad Plettac Mefran, lui aussi équipé de garde-corps, assure aux opérateurs une progression et un travail en sécurité. L’élément principal est constitué de panneaux en polyuréthane rigide dotés en sous face d’un patin en mousse (40 mm d’épaisseur) qui absorbe le relief (par exemple des tuiles) et favorise l’adhérence. Garde-corps ou pas, les préventeurs de l’OPPBTP insistent sur le fait que l’évaluation des risques réalisée par l’entreprise détermine le modèle de chemins de circulation à utiliser. Selon la nature de l'intervention à réaliser, il est nécessaire de les compléter par un moyen de protection collective en sous-face (filets de sécurité) ou un système d’arrêt de chute avec une ligne de vie ou des points d’ancrage dont la résistance a été dûment vérifiée.
Echaftoit d'Altrad Plettac Mefran.