Premier constat : une démarche rigoureuse est nécessaire pour prévenir ces affections. Elle passe par quatre étapes clefs, l’engagement dans la démarche - le rôle de la direction est alors crucial -, l’état des lieux et l’analyse approfondie des postes, la transformation. Et bien entendu l’évaluation de l’intervention. Ces quatre étapes sont détaillées dans le programme TMS Pro proposé par l’Assurance maladie.
« Il n’y a pas de solution toute faite en matière de TMS, prévient Aude Cuny, car ces affections sont multifactorielles ». Attention donc à ne pas vouloir aller trop vite, à chercher la solution miracle ou encore à investir dans des outils sans avoir réalisé au préalable le plus important : une démarche diagnostique approfondie .
Les oratrices ont fait un focus particulier sur cet état des lieux qui conditionne la réussite de l’intervention. L’état des lieux c’est d’abord la recherche d’indicateurs. Ce peuvent être des indicateurs RH (absentéisme, turnover, accidentologie, plaintes…) ou des indicateurs de productivité (taux de rebut, nombre de pannes…). Ces indicateurs sont ensuite confrontés au terrain. « Chez nous (à la Carsat) on appelle cette étape le « dépistage », indique Cécile Pasquet. Cela consiste à identifier sur l’ensemble des situations de travail, les postes qui présentent le plus de facteurs de risque de TMS.