Lors des visites de suivi de l’état de santé des travailleurs, 73,2 % des professionnels de santé au travail recherchent l’existence d’un lien entre le travail et la consommation de substances psychoactives. D’après eux, les facteurs qui favorisent le plus la consommation sont les risques psychosociaux (RPS), les horaires atypiques, le travail isolé, les pots en entreprise, les séminaires ainsi que le télétravail.
Selon l’enquête, les médecins du travail indiquent prendre mieux en compte le sujet des addictions qu’en 2009 : 75 % d’entre eux interrogent les salariés sur leur consommation d’alcool et retranscrivent cette information dans leur dossier médical en santé au travail contre 46 % en 2009. Pour le cannabis, ce taux est de 51 % alors qu’il n’était que de 17 % en 2009.
Afin de mieux prendre en charge les problèmes liés aux pratiques addictives, plus de la moitié des répondants donne des conseils et associe le médecin généraliste.
- plus de 60 % des médecins, infirmiers et psychologues conseillent aux employeurs d'inscrire le risque « Pratiques addictives » dans le document unique,
- près de 80 % conseillent d’encadrer la consommation d’alcool dans l’entreprise,
- et près de 70 % conseillent de mettre en place des mesures de prévention vis-à-vis des facteurs de risque connus pour favoriser les consommations.
Lire l’enquête sur les pratiques addictives sur le site de l’INRS.