Les conduites addictives s’étendent au-delà du monde du travail mais ne s’arrêtent pas à la porte des entreprises ou des administrations, rappelle la Mildeca.
La crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus a contribué à révéler l’ampleur des conduites addictives et l’urgence à mettre en place des stratégies de prévention et d’accompagnement.
Alors que les enquêtes statistiques montrent que le milieu de travail constitue globalement un facteur d’intégration et de protection des travailleurs face aux risques d’addiction, celui-ci peut néanmoins aggraver voire déclencher des conduites addictives en lien avec la consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis…) ou d’autres comportements (usages des écrans, jeux vidéo, jeux d’argent et de hasard, voire addiction au travail).
Tous les métiers sont concernés par la consommation des substances psychoactives, mais certains secteurs sont plus exposés que d’autres, notamment les métiers des arts et du spectacle, l’hôtellerie et la restauration, l’agriculture, le transport, la construction ainsi que tous les métiers en relations avec le public. Les jeunes adultes (18-35 ans) constituent la tranche d’âge la plus concernée par les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis, alors que ce sont les plus de 50 ans qui sont plutôt consommateurs de médicaments psychotropes.