8 h 30 ce vendredi 9 avril, à l’APST BTP 06 à Vallauris. C’est la réunion mensuelle des équipes. Le sujet du jour, la vaccination contre la Covid-19, par les services de santé au travail (SST). Depuis le 25 février, la médecine du travail est officiellement autorisée à procéder à la vaccination des publics prioritaires (atteints de diabète, obésité, maladies respiratoires ou cardiovasculaires…). Dans les faits, les premières injections ont eu lieu le 26 mars à Vallauris. Entretemps, il a fallu gérer la logistique, la pénurie de vaccin puis… la crise AstraZeneca.
Dès le 12 mars, une première réunion avait permis de faire le point sur l’organisation à déployer. Mais aussi sur les meilleurs moyens de préserver le secret médical. Les populations cibles sont les salariés de plus de 55 ans, souffrant de comorbidités. Il convient donc qu’elles puissent s’adresser au médecin du travail en toute discrétion. « La question s’était déjà posée dans le cadre des mises en chômage partiel », note le Dr Jean-Marc Plat. La solution trouvée : les salariés qui le désirent demandent à leur employeur de pouvoir rencontrer le médecin du travail. L’employeur reçoit la demande du salarié, il organise la convocation sans savoir que celle-ci est destinée à une vaccination. « Ensuite, le médecin rédige un avis de visite, accompagné d’une nouvelle convocation 9 à 12 semaines plus tard, pour l’injection de la seconde dose », explique le Dr Antoinette Pittiloni. Cette organisation préserve une certaine confidentialité. « Dans les faits, ajoute le Dr Plat, les gens parlent et les comorbidités sont souvent connues de tous. Récemment, j’effectuais une visite dans une entreprise, l’employeur m’a directement orienté vers des salariés dont l’un souffrait de diabète et l’autre d’hypertension… »