Le chantier test Eurofos de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) a, par exemple, redémarré le 16 avril. La veille, Nicolas Croteau, chef du chantier et référent Covid pour l’agence locale, a reçu une formation d’une demi-journée dispensée par le responsable prévention de l’agence pour intégrer toutes les mesures sanitaires à respecter puis les relayer à son équipe d’une quinzaine de compagnons avant la reprise du chantier.
Quotidiennement, les référents Covid vérifient que les consignes sont appliquées et font l’inventaire des stocks de matériels de protection. Une fois par semaine, ils font également remonter au responsable de l’agence les besoins matériels et les adaptations nécessaires.
Ainsi, concernant la tenue de chantier, il était initialement prévu de se changer sur le chantier Eurofos, mais comme il fallait ensuite reprendre le fourgon utilisé pendant la journée, cela posait problème. À présent, « les salariés rentrent au dépôt, se changent au vestiaire, mettent leur tenue de travail dans un sac et deux jours plus tard, les lavent chez eux à part, pour ne pas mélanger le linge avec celui de leur famille et éviter ainsi toute contamination », rapporte Nicolas Croteau. La remise en route a été plus simple sur les chantiers les plus mécanisés comme celui qu’il dirige : il y a peu d’interactions pour les tâches d’enrobage de routes communales ou départementales par exemple, qui se font au finisseur, contrairement aux trottoirs ou surfaces exiguës qui nécessitent un travail d’équipe et manuel.