Geoffroy Van der Auwera a cependant été confronté à une impasse. Il s’occupe du chantier du tri bagages à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, entamé il y a deux ans et qui a mobilisé jusqu’à soixante-dix personnes. Alors qu’il ne restait qu’un mois de travaux, l’entreprise a essayé de poursuivre l’activité en réduisant les effectifs et en réorganisant l’acheminement des salariés de façon à respecter la distanciation sociale, tout en mettant en place les gestes barrières.
« Mais au bout d’une semaine, explique le chargé d’affaires, nous nous sommes rendu compte que les conditions de sécurité ne pouvaient être mises en œuvre en tenant compte des recommandations gouvernementales au niveau des postes de fouilles en particulier mais aussi des réfectoires et sanitaires. » En attendant les garanties demandées, l’entreprise en accord avec le client a décidé d’interrompre le chantier. « Nous en profitons pour travailler avec les chefs de chantier sur la méthode la plus pérenne pour reprendre le travail, sans doute en effectif réduit, sur la base de la check-list fournie par notre chargée de prévention », précise Geoffroy Van der Auwera.