Lionel Dehondt, chef de chantier principal Grands Moulins de Paris
Le chantier est suffisamment grand pour que l’on puisse respecter facilement la distance minimale d’un mètre entre deux personnes.
En amont de la reprise, « j’ai contacté les compagnons de mon équipe par téléphone, explique Lionel Dehondt, chef de chantier principal Grands Moulins de Paris (réhabilitation de 240 logements), envoyé la liste des personnes à risque, ainsi que des photos de toutes les mesures prises, pour les rassurer. »
Le jour de la reprise de chacun, au cours de la nouvelle procédure d’accueil, « nous faisons le tour de la base vie, nous parlons du poste de travail, et nous prenons le temps du dialogue avec les compagnons. ». « Sur ce chantier, les postes de travail sont indépendants et le chantier est suffisamment grand pour que l’on puisse respecter facilement la distance minimale d’un mètre entre deux personnes, indique le chef de chantier. De plus, nous avons privilégié l’organisation de binômes, une sorte de “confinement interne“, puisque les compagnons qui travaillent ensemble sont aussi ceux qui font la route ensemble. Dans le respect des règles : disposition en quinconce et port du masque. »
Afin d’assurer le lavage des masques en tissu, l’entreprise a installé des machines à laver et des sèche-linge sur les chantiers de grandes opérations. « Nous plaçons les masques dans un sachet pour linge délicat, avec les initiales de chaque personne et nous marquons aussi le nombre de lavages avec un feutre indélébile », explique Lionel Dehondt. Chaque jour, quatre masques sont nécessaires : deux sur le chantier et deux pour les trajets.
Comme sur d’autres chantiers, le problème de la buée sur les lunettes fait l’objet de recherche pour trouver le bon système… « Nous avons acheté des masques d’électricien avec visière intégrée, pour les tester, ce qui est plus confortable », précise-t-il. Autre astuce anti-Covid, le plan d’installation de chantier est placé sous un plexiglas lavable.
Fin avril, Lionel Dehondt ne cachait pas avoir observé « un relâchement sur le port des masques. Car après deux semaines, les habitudes de production reprennent et on se sent moins en danger. De plus, le Covid-19 est un risque qui ne se voit pas, ce n’est pas comme un garde-corps qu’on oublie, alors nous répétons sans cesse les consignes. D’autant que nous sommes peut-être partis pour travailler comme cela jusqu’à la fin de l’année. »