Pendant plusieurs mois, l’OPPBTP a mené entretiens et visites de chantier et souligne la solidité de l’organisation de crise, portée par une mission de service public « chevillée au corps ». « On a tout de même décelé, avec notre regard extérieur, deux ou trois points d’amélioration », note Delphine Michel-Flandin. Le transport, d’abord : longs trajets et fatigue s’ajoutent à un travail déjà intense. Désormais, les mobilisations se font en train lorsque c’est possible, et le matériel est acheminé à part. Par ailleurs, la sous-traitance repose sur une interface renforcée avec les partenaires. Sans oublier une spécificité méconnue : « La nature des installations électriques diffère d’une région à l’autre. En Bretagne, une grande partie du réseau est encore aérien ; en Alsace, on trouve encore des fils passant d’un immeuble à l’autre », illustre l’experte. Les renforts doivent donc s’approprier en situation les spécificités des environnements dans lesquels ils interviennent.