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    En résumé

    Manipulation d’un câble dénudé, intervention sur un tableau électrique, réparation d’un réseau… Les électriciens sont régulièrement confrontés au risque électrique. Ils ne sont cependant pas les seuls. Un maçon sur un échafaudage à proximité d’une ligne aérienne, un canalisateur en charge de la maintenance d’un réseau d’eau potable, un plaquiste qui perce une cloison ou un soudeur intervenant sur un circuit d’eau chaude peuvent aussi être victimes d’un accident électrique.

    Plâtriers et peintres sont exposés au risque électrique lors de la pose ou la dépose de prises et d'interrupteurs. Plâtriers et peintres sont exposés au risque électrique lors de la pose ou la dépose de prises et d'interrupteurs. © OPPBTP

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    Des conséquences souvent importantes

    La probabilité d’avoir un accident pouvant conduire au décès est, dans ce domaine, dix fois supérieure aux accidents de travail tous secteurs confondus.

    Les cas d’accidents les plus graves se produisent lors d’interventions effectuées à l’extérieur, à proximité de lignes à haute tension. Les travaux de terrassement en particulier en zone urbaine sont particulièrement exposés du fait des possibilités d’endommager un réseau électrique enterré : un ouvrier peut par exemple sectionner un câble avec un marteau piqueur.

    Les opérateurs manipulant des engins de type tractopelles, grues ou camion-toupies, de même que les personnes intervenant en hauteur peuvent également entrer accidentellement en contact avec une ligne aérienne de basse ou haute tension.

    Pour prévenir ce risque, la règle de base est de consigner l’installation afin de pouvoir intervenir sur des installations hors tension. Il est également obligatoire que les professionnels travaillant à proximité ou dans le voisinage d’une pièce nue sous tension soient formés et titulaires d’une habilitation électrique.

    La réglementation anti-endommagement impose de procéder aux déclarations des travaux à proximité des réseaux, avant leur exécution, au moyen de la déclaration de projet de travaux (DT) par le maître d'ouvrage, et la déclaration d'intention de commencement de travaux (DICT) par l'exécutant des travaux.

    Coffret électrique sur chantier. Coffret électrique sur chantier. © OPPBTP

    Electrisation et électrocution

    Des accidents peuvent également survenir lors de travaux dans les bâtiments. Arrachement d’un appareillage électrique, contact avec un fil dénudé, perçage de cloisons… sont autant de situations qui peuvent engendrer un contact accidentel avec une pièce nue sous tension.

    Les risques d’électrisation ou d’électrocution sont cependant généralement plus faibles à l’intérieur des bâtiments, l’évolution des dispositifs de protection assurant une meilleure protection.

    Qu’il s’agisse d’installations fixes ou temporaires, elles doivent répondre aux prescriptions de la norme française NF C 15-100 qui régissent les installations électriques de basse tension en France.

    Afin de prévenir les accidents liés au risque électrique, un opérateur devant intervenir sur ou au voisinage d’une pièce nue sous tension doit être titulaire d’un titre d’habilitation remis par l’employeur après qu’’il ait reçu une formation théorique et pratique.

    Les travaux spéciaux, en particulier ceux s’effectuant sous tension, nécessitent quant à eux une formation spécifique dans un centre de formation agréé.

    Les seuils de danger

    Les accidents d'origine électrique provoquent une électrisation, c’est-à-dire le passage d’un courant électrique dans le corps, entre la partie du corps en contact avec une pièce nue sous tension et une autre partie en contact avec une autre masse.

    On parle d’« électrocution » quand l’issue est fatale.

    Le seuil de perception courant se situe à 0,5 milliampères (mA).

    À partir de 10 mA, le courant provoque un phénomène de contraction des muscles de la main et des bras : il s’agit du seuil de non lâcher.

    À 25 mA, c’est la tétanisation des muscles respiratoires et à 40 mA le seuil de la fibrillation cardiaque est atteint.

    Les conséquences d'électrisation provoquent des lésions de type brûlures, commotions ou plaies, généralement au niveau des mains, des membres supérieurs et des yeux.

    Un autre risque est à prendre en compte est celui du court-circuit. Ce phénomène s'accompagne d'une projection de particules métalliques en fusion (plus de 3 000°C) : c'est l'arc électrique.

    Domaines de tension

    C’est la loi d’Ohm (du nom de Georg Simon Ohm, son inventeur) qui définit les rapports entre la tension (exprimée en volt : V), l’intensité du courant (en ampères : A) et la résistance du circuit (exprimée en Ohms : Ω).

    Selon cette loi physique, U (la tension) = R (la résistance) x I (l’intensité)

    La tension représente la différence de potentiel entre deux pôles : entre deux phases (cas du triphasé), entre phase et neutre ou entre phase et terre.

    On parle de « basse tension » pour les installations dont la tension ne dépasse pas 1000 volts en courant alternatif et 1 500 volts en courant continu, et de « haute tension » au-delà de ces valeurs.

    En France, la haute tension est classée en 2 domaines :

    • Le domaine HTA (haute tension A) concerne la tension comprise entre 1000 et 50 000 volts en courant alternatif et entre 1500 et 75 000 volts en courant continu.
    • Le domaine HTB (haute tension B) qualifie la tension supérieure à 50 000 volts en courant alternatif et à 75 000 volts en courant continu.

    Les risques électriques

    Les accidents peuvent survenir à la suite : d’un contact direct avec une pièce nue sous tension, d’un contact indirect, notamment avec une pièce métallique mise accidentellement sous tension du fait d’un défaut interne, d’un court-circuit, lorsque deux conducteurs actifs entrent en contact, d'un amorçage à proximité de réseaux à haute tension.

    Les contacts directs

    On parle de contact électrique direct quand une personne touche avec son corps une pièce sous tension ou un conducteur électrique.

    Une perceuse dont l’isolant du câble d’alimentation est détérioré présente un danger. Si un salarié touche la partie du câble dénudé, il risque l’électrisation.

    Les possibilités de contacts directs existent aussi avec les lignes à haute tension : un opérateur peut s’électrocuter en poussant un échafaudage ou une grue qui viendrait au contact d’une un réseau électrique aérien.

    Lors d’un contact électrique, le courant peut traverser le corps pour rejoindre la terre (entre une phase et la terre) ou traverser le corps et faire un court-circuit (entre deux phases).

    Les contacts indirects

    Ils se produisent lorsqu’un appareil électrique présente un défaut interne. En manipulant une bétonnière électrique dont l’isolement est défaillant, un maçon peut par exemple s’électriser.

    Pour se prémunir de ce type de risque, le circuit électrique doit être équipé d’une protection différentielle qui compare le courant entrant et le courant sortant. En cas de différence entre les deux, l’appareil est automatiquement mis hors tension.

    Les courts-circuits

    Le court-circuit se produit lorsque deux points d’un circuit électrique avec une différence de potentiel entrent en contact. C’est par exemple le cas si un électricien opérant dans une armoire électrique touche avec un outil métallique deux phases ou une phase et une masse. Le court-circuit provoque généralement une élévation de la température jusqu’à 3000 °C qui peut engendrer des risques d’incendies, des projections de métal en fusion...

    L’arc électrique

    Une ligne à haute tension peut aussi provoquer un phénomène d'amorçage. Si un salarié se trouve à proximité avec une pièce conductrice, un arc électrique peut se former et l’atteindre. Plus la tension est importante, plus le risque est important.

    De l’électrisation à l’électrocution

    Les chocs électriques ne sont jamais anodins. Ils peuvent avoir des conséquences graves allant de la brûlure au décès.

    Les facteurs de gravité

    La gravité d’un choc électrique dépend de divers facteurs : l’intensité du courant, la durée du contact, mais aussi l’état de santé de la victime (si elle est cardiaque par exemple) et le degré d’hygrométrie de l’environnement dans lequel l’accident se produit. Travailler dans un local humide ou avec des vêtements imprégnés de transpiration sont autant de facteurs aggravants.

    L’électricité peut provoquer des lésions plus ou moins graves : elle peut atteindre les membres inférieurs mais aussi les organes internes vitaux et aboutir au décès.

    Un choc électrique peut provoquer des brûlures externes et des lésions internes invisibles. Il est donc conseillé de ne pas se fier aux seuls stigmates corporels et de demander l’avis d’un médecin.

    L’électricité peut causer des brûlures électrothermiques provoquant des nécroses internes notamment au niveau des muscles.

    Un arc électrique peut aussi engendrer des brûlures liées à la projection de particules métalliques en fusion.

    Il existe aussi des risques indirects, induits par le contact du salarié avec l’électricité comme le risque de chute ou de choc suite à un geste brusque du fait de l’électrisation.

    Le risque électricité sous l'angle juridique

    Réglementation anti-endommagement des réseaux : DT-DICT

    Formation et habilitation électrique

    Habilitation et formation :

    Travaux effectués sous tension :

    Obligations générales de l’employeur vis-à-vis du risque électrique

    Prévention du risque électrique :

    Utilisation et vérification des installations électriques permanentes et temporaires :

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