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    En résumé

    Véhicules vétustes, utilisation du téléphone au volant, fatigue, charge mal arrimée,… les causes d’accidents impliquant des véhicules sont nombreuses. La conduite peut entraîner des accidents souvent graves. La route constitue la première cause d’accidents mortels au travail selon le ministère de l’Intérieur. Mais ce risque reste sous-estimé par les professionnels du BTP.

    Il existe pourtant différents moyens de mettre en œuvre une politique de prévention du risque routier efficace, et atteindre ainsi une conduite “apaisée” via la sensibilisation de tous les acteurs, le rappel des règles de base à , le contrôle et l’entretien régulier des véhicules, la bonne planification des tâches et des besoins en amont, et l’organisation des déplacements.

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    Un risque majeur dans le BTP

    Le risque routier professionnel recouvre l’ensemble des risques liés aux déplacements d’un salarié à bord d’un véhicule dans le cadre du travail, le risque majeur étant l’accident de la route. Selon le ministère de l’Intérieur, il constitue la première cause d’accidents mortels au travail.

    Un véhicule inadapté, vétuste, une charge mal arrimée, une défaillance du conducteur ou d’un tiers lié à la consommation d’alcool, à l’utilisation du téléphone au volant, à la prise en médicaments ou à la fatigue, sont autant de facteurs à risques.

    En matière de prévention, il existe des solutions simples à mettre en œuvre : de l’information des salariés à la planification des trajets (pour éviter notamment les trajets inutiles), et à l’organisation des chantiers en amont (définition des besoins, gestions des stocks et des approvisionnements), en passant par l’entretien des véhicules , diverses mesures permettent de diminuer considérablement le nombre d’accidents.

    Un risque sous-estimé

    Comme conduire fait partie du quotidien, les professionnels ont tendance à minimiser ce risque.

    Selon l’étude de la mutuelle MMA sur les risques routiers en entreprise, réalisé par l’Ifop en 2019, 18 % seulement des dirigeants d’entreprises de moins de 50 salariés tous secteurs confondus placent ce risque en premier dans leur évaluation des risques. Seulement 16 % ont mis en place des actions de prévention en la matière.

    Avec un score de 26 %, le secteur du BTP fait malgré tout figure de modèle.

    Selon cette étude, près des 3/4 des entreprises du BTP restent néanmoins dépourvues de politique de prévention adaptée en matière de risque routier.

    Les accidents sur la route

    Des mesures peuvent pourtant être facilement mises en œuvre pour éviter les accidents de la route. Au-delà d’une vérification régulière des véhicules, elles reposent surtout sur une meilleure gestion des trajets : organisation du travail et/ou meilleure préparation des chantiers pour éviter les allers-retours entre l’atelier ou les fournisseurs et le chantier, optimisation des parcours quotidiens, incitation au covoiturage, choix de restaurants à proximité du lieu de travail...

    Elles passent aussi par un rappel des règles de base : ne pas boire, ne pas consommer de stupéfiants, ne pas utiliser de téléphone portable au volant, etc.

    Il convient également de mettre en place une procédure de vérification des permis de conduire des salariés auxquels chargés de conduire les véhicules de l’entreprise. Cette procédure peut être intégrée au contrat de travail.

    Les dispositions internes de l’entreprise peuvent également rappeler que l’employeur doit signaler aux services de police l’identité des personnes de l’entreprise ayant commis des infractions relevées avec les véhicules de l’entreprise. C’est le salarié qui supporte l’amende et le retrait de points sur son permis de conduire en cas d’infraction routière.

    Les autres risques liés à l’utilisation d’un véhicule

    Au-delà des accidents, la conduite peut engendrer d’autres risques. Les vibrations du véhicule peuvent provoquer des troubles physiques et des douleurs au niveau de la colonne vertébrale (rachialgies). Le conducteur est aussi confronté au bruit du moteur de son véhicule et des autres voitures sur la route, et à la pollution induite par les gaz d’échappement.

    Conduire, en particulier aux heures de pointe sur des routes encombrées quand on a un planning serré, est aussi source de stress qui peut être lui-même facteur d’accident.

    Autre situation à risque, la traction d’une remorque ou d’un compresseur modifie le comportement du véhicule, en particulier le freinage : le chauffeur doit en tenir compte et modifier sa conduite.

    Défaillance humaine, véhicule inadapté ou mal entretenu

    Qu’ils se passent sur le trajet domicile-travail, lors d’un approvisionnement chez un fournisseur, ou sur un chantier, les accidents peuvent être liés à des causes diverses : erreur du conducteur ou d’un tiers, problème mécanique,

    La défaillance humaine

    Les causes des accidents de la route dans le cadre professionnel sont souvent les mêmes que celles des accidents se produisant en dehors du travail. Elles sont liées à un comportement au volant inadapté du conducteurs ou de tiers : excès de vitesse, fatigue, utilisation du téléphone au volant, alcool, baisse de vigilance et de concentration sur un parcours habituel...

    Mais la conduite du salarié peut aussi être impactée par des facteurs induits par le travail. Les contraintes liées à des plannings parfois serrés avec passage chez le fournisseur, rendez-vous chez le client, puis multiples allers et retours entre l’atelier et le chantier sont autant de facteurs à risque.

    Un salarié stressé parce qu’il est en retard va avoir tendance à aller plus vite. La fatigue liée à un planning chargé va aussi impacter la conduite.

    En optimisant les trajets, le risque peut sensiblement être réduit.

    Il existe des mesures spécifiques pour les longs trajets. Si la distance entre la résidence et le lieu de travail est égale ou supérieure à 50 km ou qu’elle nécessite un trajet d’au moins 1h30 en transports en commun, le salarié peut bénéficier d’une indemnité de grand déplacement pour couvrir les frais de nourriture et d’hébergement supplémentaires. Les mesures sont précisées dans le cadre des conventions collectives du Bâtiment et des Travaux publics.

    Un véhicule inadapté

    Un véhicule inadapté, une surcharge ou une charge mal arrimée peut aussi provoquer des accidents.

    À la suite d’un choc, une charge (fournitures, matériel de chantier,…) mal arrimée peut se propulser vers l’avant et blesser ou tuer les occupants du véhicule.

    De même, le bon arrimage des charges est essentiel pour ne pas qu’elles en soient éjectées, et soient à l’origine d’accidents pour des tiers.

    Destinés au transport de marchandises dont le poids total autorisé en charge n’excède pas 3,5 tonnes, les VUL peuvent avoir des silhouettes diverses (fourgon, double-cabine, plateau, benne…). Ils peuvent être utilisés à des fins de transport de fournitures et/ou de transport de personnel…

    Ils représentent un véhicule sur quatre dans notre secteur.

    Pour choisir un VUL, il est conseillé de prendre en compte plusieurs paramètres liés à son utilisation future : nombre et type d’occupants, capacité de chargement, nature des parcours et des réseaux empruntés, particularités du climat local, pneumatiques adaptés, conditions de circulation (de jour, de nuit, l’hiver…), besoin d’aménagements spécifiques liés au métier...

    Un véhicule mal entretenu

    Les contrôles techniques des véhicules (appelés parfois “passages aux mines” pour les poids lourds) permettent de déceler un certain nombre de défauts et de réduire le risque de défaillance mécanique.

    Des contrôles périodiques des véhicules par les conducteurs peuvent compléter efficacement ces contrôles réglementaires. Ainsi, par exemple, en vérifiant régulièrement qu’aucune ampoule n’est grillée, ou pourra s’assurer de bien voir et d’être vu.

    De même, un contrôle régulier des pneus pourra permettre de déceler une usure trop importante ou des blessures éventuelles.

    Ceci sans oublier le contrôle de la pression de gonflage qui permettra une conduite plus sécurisée, sans surconsommation de carburant.

    Pour rester informé des échéances des contrôles réglementaires, ainsi que des entretiens à prévoir sur vos véhicules, vous pouvez les enregistrer dans votre espace e-prevention sur PreventionBTP.fr.

    Par ailleurs, vous pouvez :

    • établir des “check-lists” simplifiées afin de faciliter le contrôle journalier de vos véhicules (bon état des feux, des pneus, absence de témoins d’alerte au tableau de bord,…),
    • mettre à disposition des chauffeurs des fiches permettant de remonter des informations sur les anomalies constatées sur les véhicules.

    En dernier lieu, il faut noter que l’affectation des véhicules à des chauffeurs attitrés va souvent de paire avec un meilleur entretien de ces véhicules, avec une plus grande implication des chauffeurs.

    Des conséquences multiples pour l’entreprise

    Les conséquences d’un accident de la route sont multiples pour l’entreprise : coûts financiers liés à la prise en charge médicale de la victime, au versement d’indemnités journalières, d’une rente d’incapacité permanente, répercussions juridiques, coûts indirects liés à la gestion administrative de l’accident, à l’absence ou au remplacement de la personne blessé, à la démotivation des équipes, mauvaise image de l’entreprise…

    Des accidents souvent graves

    Lors d’un accident sur la route, les chocs peuvent être violents. Les conséquences peuvent être graves tant pour le conducteur que pour les occupants du véhicule.

    Des lésions souvent graves pour les occupants du véhicule

    À la suite d’un accident, les occupants du véhicule peuvent souffrir de lésions diverses : contusions, fractures, hémorragie, paralysie... Le risque routier reste la première cause de mortalité au travail : d’après le ministère de l’Intérieur, les accidents routiers professionnels, qu’ils se produisent lors de trajets domicile-travail ou au cours de missions, représentent 14 % de la mortalité routière.

    Les grandes règles juridiques

    Il est obligatoire pour un employeur de former son personnel au travail en sécurité. La conduite n’échappe pas à cette règle et tout travailleur conduisant un poid-lourds affecté au transport de marchandises ou de personnes doit suivre une Formation initiale minimale obligatoire (FIMO), actualisée tous les 5 ans par une Formation continue obligatoire (FCO).

    Chaque salarié est responsable des infractions de la route qu’il commet dans le cadre de son activité professionnelle (excès de vitesse, comportements à risques comme la conduite en état d’ivresse ou le téléphone au volant).

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