Element_24/Action/Ajouter/Noir Created with Sketch.

    En résumé

    Dans le BTP, certaines tâches exigent la chauffe de matériaux à des températures élevées. C’est le cas par exemple :

    • de la soudure,
    • du chalumage,
    • de la ferronnerie,
    • de la chaudronnerie,
    • de la pose d’enrobé ou de membrane d’étanchéité bitumineuse.

    La surchauffe d’outils et de machines est aussi un facteur à prendre à compte.

    Ce risque existe dans tous les métiers du BTP amenés à manipuler ou à mettre œuvre des produits chimiques, à utiliser des équipements électriques, à travailler à proximité des réseaux, ou à utiliser du matériel ou des outils… Les maçons, les étancheurs, les couvreurs, les plombiers et les spécialistes du travail du métal (chaudronniers, ferronniers, serruriers…) sont particulièrement concernés par le risque de brûlure.

    Les brûlures sont des lésions produites par la chaleur, l’électricité, les rayonnements ou les produits chimiques. Elle peuvent être internes ou externes.

    Le port de gants en cuir est indispensable pour changer le disque d'une meuleuse. Le port de gants en cuir est indispensable pour changer le disque d'une meuleuse. © OPPBTP

    Améliorer la sécurité sur vos chantiers

    Découvrez des solutions qui vont vous permettre d’investir dans la santé et la sécurité tout en améliorant les performances de votre entreprise.

    Métal chaud, bitume, électricité, produits chimiques, équipements générateurs de chaleur ou de flammes… De multiples sources de chaleur

    La plupart des métiers du BTP (maçons, étancheurs, couvreurs, plombiers, chaudronniers, ferronniers, serruriers, électriciens, mécaniciens…) sont exposés au risque de brûlures. Celles-ci peuvent concerner les salariés et artisans qui restent exposés au soleil ou à un rayonnement, ou qui utilisent :

    • des outillages électroportatifs comme les perceuses ou les disqueuses…
    • des équipements à énergie thermique comme les tronçonneuses ou les bétonnières…
    • tout matériel de soudage, brasage, chalumeaux….
    • tout contact avec un conducteur nu resté sous tension, ou lors d’un court-circuit.

    Se tenir éloigné de la source de chaleur pour mieux se protéger. Se tenir éloigné de la source de chaleur pour mieux se protéger. © OPPBTP

    La brûlure thermique est une lésion produite par la chaleur, au niveau de la peau : elle peut la détruire de façon superficielle ou plus profonde. Ce sont le plus souvent les mains et les bras qui sont touchés mais des brûlures au visage et aux yeux peuvent également se produire.

    Les équipements de protection individuelle (gants, lunettes, casques, écran facial) constituent des moyens efficaces de limiter ce risque lorsque celui-ci ne peut être supprimé.

    Si les professionnels confrontés en permanence au risque de brûlure (tels que les soudeurs) ont tendance à se protéger efficacement, les autres corps d’état ne réalisant qu’occasionnellement des travaux les exposant à ce risque, ne pensent pas systématiquement à porter les équipements de protection individuelle adaptés au risque.

    Différents types de brûlures et autres risques

    La plupart des brûlures sont d’origine thermique et liées au contact avec un élément à température élevée : métal chauffé ou en fusion, chalumeau, enrobé…

    Les brûlures causées par choc électrique sont la conséquence d’un contact avec un élément métallique sous tension, d’un court-circuit ou d’un amorçage. Elles sont provoquées :

    • soit par l’énergie dissipée par l’effet Joule tout le long du trajet dans le corps (brûlures électrothermiques),
    • soit par la proximité du corps à un arc électrique (brûlures par arc ou rayonnement lumineux),
    • soit par la projection de particules métalliques en fusion au cours de la production d’un arc électrique.

    Si le courant électrique passe par le corps de la personne, il cause des brûlures internes qui aboutissent à des nécroses situées plus particulièrement au niveau des muscles.

    Certaines brûlures peuvent être provoquées par le rayonnement solaire, soit par conduction thermique, plus important en été et plus particulièrement sur un toit en tôle, en zinc, soit par insolation/réverbération, par exposition aux rayonnements UV par exemple.

    Il existe aussi de multiples cas de brûlures chimiques dans le BTP. Le ciment, par exemple, agresse la peau et peut provoquer des brûlures pouvant être aggravées par des facteurs environnementaux tels que le froid, la chaleur (sueur), la manipulation d’autres produits agressifs...

    Les sources de chaleur et les matériaux portés à des températures élevées, dans le cadre de travaux divers tels que la soudure, le brasage ou le meulage, génèrent par ailleurs des risques d’incendie ou d’explosion.

    Les degrés de brûlure

    Plus la peau reste en contact avec la source de chaleur, plus elle est détruite. Les brûlures au premier degré provoquent une zone rouge et douloureuse qui se résorbe en 48 à 72 heures.

    Dans le cas de brûlures au deuxième degré, des cloques se forment sous la peau. Elles disparaissent au bout d’une semaine à 10 jours.

    Les cas les plus problématiques sont les brûlures au troisième degré : elles détruisent les terminaisons nerveuses et provoquent des plaques dures et indolores.

    Entretien du matériel et choix des EPI

    Les causes de brûlure peuvent être multiples : dysfonctionnement du matériel, utilisation d’un outil inadapté à la tâche réalisée, EPI non utilisés...

    L’analyse des risques, indispensable au choix des matériels et équipements

    Un artisan qui utilise un poste de fer à souder s’expose, en l’absence de protection visuelle, à un risque de brûlure au niveau de la rétine. Un étancheur qui réalise des travaux de soudage au chalumeau de membrane d’étanchéité s’expose à des risques de brûlures thermiques… Lorsque l’on utilise du matériel ou un outil porté à haute température (fer à souder, chalumeau, etc.), les risques de brûlures existent et il est indispensable de porter les équipements de protection individuelle adaptés, pour s’en protéger.

    Une protection inadaptée peut en effet aggraver le risque : des gants n’ayant pas de résistance thermique ne protègeront pas de la chaleur et pourront en se détériorant provoquer des lésions plus graves sur les mains…

    En matière de prévention des risques, il convient de rappeler aux salariés l’importance d’utiliser du matériel adapté à chaque activité. Les outils et équipements doivent être utilisés conformément aux préconisations du fabricant ; ils doivent être entretenus et faire l’objet de vérifications régulières.

    Pour limiter le risque de brûlure, les équipements de protection individuelle retenus doivent présenter des performances adaptées aux travaux à réaliser : il existe des gants dont la résistance thermique est évaluée et qui permettent de protéger contre la chaleur et/ou les flammes. Un salarié qui réalise des travaux de soudure doit porter une cagoule optoélectrique, pour travailler. Chaque salarié doit être formé aux modes opératoires et aux moyens de prévention associés, et à l’utilisation de ses équipements de protection individuelle ; des informations et une sensibilisation régulières aux risques et aux moyens de s’en protéger doivent être renouvelées régulièrement, par exemple lors de temps dédiés tels que les quarts d’heure sécurité.

    Matériel utilisé

    Une brûlure peut être liée à un matériel défectueux, à la surchauffe d’un matériel ou d’un outil ou à la mauvaise utilisation de celui-ci. Un câble d’alimentation électrique détérioré ou sectionné, une arrivée de gaz trop puissante lors d’un travail au chalumeau peut provoquer un retour de flamme. Un mauvais réglage peut être à l’origine de la brûlures.

    Du matériel vétuste, abîmé, mal entretenu peut également être source d’accidents.

    Les outils et matériels doivent être soumis à un examen d’adéquation par rapport aux tâches pour lesquelles ils seront destinés à servir. Le choix de ce type d’outillage doit être fait de façon précise, en collaboration avec les futurs utilisateurs.

    Les matériels doivent faire l’objet d’un suivi, avec entretien et maintenance réguliers. Une formation à leur utilisation doit être dispensée aux opérateurs concernés et les notices d’utilisation et consignes d’entretien sont à mettre à disposition de ces personnels.

    Des brûlures plus ou moins graves

    Dans le BTP, les brûlures affectent le plus souvent les mains et les bras des salariés et des artisans, mais des projections de matière en fusion peuvent aussi atteindre le visage. La soudure peut, quant à elle, impacter les yeux, engendrer des lésions et une diminution de la capacité visuelle.

    Brûlures aux mains, aux bras, au visage…

    Les brûlures les plus fréquentes sont provoquées par contact direct accidentel aux mains et aux bras. Les brûlures provoquent des lésions de la peau plus ou moins profondes. Il est indispensable de consulter un médecin pour toute lésion profonde au bras ou sur les mains, ou toute brûlure au niveau du visage.

    Le degré de la brûlure - premier, deuxième ou troisième degré - est déterminé par la profondeur des lésions.

    Les brûlures au troisième degré sont les plus profondes et attaquent l’épiderme, le derme, les tissus sous-cutanés jusqu’au muscle. Elles provoquent des nécroses et une perte de sensibilité totale ; elles nécessitent une greffe de peau.

    Les brûlures internes, causées par une source d’électricité, sont le plus souvent invisibles, seules apparaissent des marques aux points de contact. Elles peuvent donc être plus graves que ce que laissent supposer les blessures extérieures. Plus le courant est élevé et plus le risque de mort subite est grand. De même, plus la tension et la durée du contact sont importantes et plus les dommages sont graves.

    Il existe des dispositifs qui permettent de limiter les effets des brûlures : il s’agit de douches portatives. Conçues pour des interventions d’urgence, elles sont destinées à refroidir et nettoyer une victime de brûlures thermiques ou chimiques. Elles contiennent généralement de l’eau et une solution aseptisante, neutralisante ou calmante.

    Dans tous les cas, la présence, dans l’équipe, d’un salarié ayant suivi la formation de sauveteur secouriste au travail est conseillée.

    Lésions oculaires

    Les travaux de soudure effectués sans protection peuvent provoquer des phototraumatismes aux yeux et engendrer une baisse d’acuité visuelle définitive.

    On distingue deux principales catégories de brûlures oculaires :

    • Les brûlures chimiques, occasionnées notamment lors de projections accidentelles de produits acides ou basiques.
    • Les brûlures thermiques qui surviennent lors de projections de liquides chauds, ou lors d’exposition à des rayonnements, notamment ceux émis lors de travaux de soudure.

    Le port de lunettes de protection est indispensable dans les situations de travaux à risques (soudure, manipulation de produits chimiques, …). Le choix du type de protection (lunettes, écran facial, masque de soudeur) est primordial. Les spécifications auxquelles répondent la protection doivent être adaptées aux travaux réalisés et produits mis en œuvre (notamment, protection contre les projections de liquides, contre les rayonnements…).

    Jurisprudence

    Besoin d'aller plus loin

    Mettez en place des actions de prévention sur vos chantiers

    Voir vos situations de travail

    Retrouvez notre catalogue de formation

    Accéder

    Cette page a-t-elle répondu à vos questions ?

    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies. Ceux-ci nous permettent de connaitre votre profil preventeur et d’ainsi vous proposer du contenu personnalisé à vos activités, votre métier et votre entreprise. En savoir plus