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Focus prévention

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Arrêt de chantier : 5 conseils pour reprendre votre activité en sécurité

Un arrêt de chantier, obligatoire en cas de danger grave et imminent, est toujours un moment sensible. La reprise ne peut se faire ni dans la précipitation ni à l’identique. Pour sécuriser les équipes, limiter les risques juridiques et éviter un nouvel arrêt, certaines étapes sont incontournables.

Mis à jour le 03/02/2026

Le dispositif REP Bâtiment

Conseil n°1 : Comprendre précisément les causes de l’arrêt

Avant toute reprise, rappelez-vous bien pourquoi le chantier a été interrompu. Cela peut résulterd’une décision de l’inspection du travail ou de l’employeur (ou son représentant) à la suite:

  • Du constat d’un danger grave et imminent (par exemple : un échafaudage non conforme),
  • D’un accident grave(l’inspection du travail doit être informée afin de mener une enquête pour identifier les facteurs à l’origine de l’accident)

Ces causes peuvent également être liées à:

  • Des contraintes administratives (par exemple, retrait du permis de construire, non-respect des règles d’urbanisme…)
  • Des conditions climatiques très défavorables.

Conseil n°2 : Sécuriser le cadre administratif et réglementaire

La reprise d’un chantier ne pourra se faire sans une vérification rigoureuse de vos obligations notamment en matière de sécurité.
Dans le cas d’un accident du travail, un cadre renforcé est mis en place. L’accident doit avoir été déclaré dans les délais (48 heures), et les autorités compétentes informées si sa gravité l’exige(1). Selon les circonstances, une visite de l’inspection du travail (accident grave) ou un avis du médecin du travail peut conditionner la reprise effective de l’activité.

(1) Si l’accident du travail est mortel, la déclaration est obligatoire à l’inspection du travail dans les 12h. Et tout AT grave ou mortel doit être déclaré à l’OPPBTP.

Vigilance réglementaire

Un redémarrage anticipé ou non conforme peut entraîner des sanctions administratives, financières, voire une fermeture du chantier. Mieux vaut différer la reprise de quelques jours que s’exposer à un nouvel arrêt imposé!

Conseil n°3 : Tirer les enseignements de l’accident pour renforcer la prévention

Lorsqu’un accident du travail est à l’origine de l’arrêt, la reprise doit impérativement s’appuyer sur des mesures correctives concrètes. Il ne s’agit pas seulement de réparer ou remplacer un équipement défectueux, mais bien de revoir l’organisation du travail si nécessaire.
La mise à jour du Document unique d’évaluation des risques professionnels est une étape clé. Elle permet d’intégrer les enseignements de l’accident et de formaliser les nouvelles mesures de prévention. Les salariés doivent disposer d’EPI adaptés et maîtriser leur utilisation, en particulier si de nouvelles procédures ont été mises en place.

Conseil n°4 : Réaliser un diagnostic technique et sécurité du chantier

Un chantier à l’arrêt évolue, même sans activité. Les structures peuvent se dégrader, les installations provisoires perdre en stabilité…
Avant toute reprise, un diagnostic complet s’impose afin d’évaluer l’état réel du site. La conformité des équipements de protection collective et individuelle doit être contrôlée, tout comme l’organisation générale du chantier. Une visite de sécurité permet de repartir sur des bases saines et adaptées aux risques identifiés.

Conseil n°5 : Organiser une reprise progressive et encadrée

Une reprise progressive permet de sécuriser les premières phases d’activité et de détecter d’éventuelles difficultés. Informer les équipes est de fait fondamental. Une réunion de sécurité permet de rappeler les causes de l’arrêt, d’expliquer les mesures mises en œuvre et de partager les nouvelles consignes. Les premiers jours de reprise doivent faire l’objet d’une surveillance renforcée afin d’ajuster, si besoin, l’organisation ou les moyens de prévention.