Focus prévention
© OPPBTP
Fatigue des opérateurs sur chantier : 7 signes pour les reconnaître
Être fatigué de façon ponctuelle après une grosse journée d’activité n’a rien d’anormal. Mais certaines fatigues persistantes doivent alerter. Voici sept signes à reconnaître, du plus léger au plus inquiétant.
Mis à jour le 03/02/2026

- Les troubles attentionnels, les oublis…
Ils peuvent être le signe d’une fatigue physique (manque de sommeil) ou mentale. Si un compagnon néglige certaines tâches, multiplie les oublis, part effectuer un travail et… revient sans l’avoir fait, c’est un signe d’alerte. - La douleur.
Crampes, courbatures et douleurs indiquent une souffrance corporelle. Même si le compagnon ne l’exprime pas, sa fatigue peut se remarquer dans une légère boiterie, un geste contraint, ou encore dans les expressions de son visage… - L’isolement.
Les opérateurs fatigués ont souvent tendance à s'isoler. Le besoin de se mettre en retrait du groupe doit alerter les collègues. - Les malfaçons.
Le salarié qui peine à réaliser des tâches qu’il effectuait sans difficulté auparavant est probablement victime de fatigue. Il peut s'agir soit d'une fatigue générale du fait d’un manque de sommeil ou d’un sommeil non réparateur, soit d'une fatigue musculaire ou articulaire. Exemple typique : le compagnon qui a du mal à lever les bras pour peindre en étant fatigué risque de produire un travail de qualité médiocre ou de prendre du retard dans son travail. - L’irritabilité.
Le collègue qui prend la mouche facilement alors que ce n’était pas le cas avant, est en difficulté. Le manque de sommeil est une des raisons possibles. De manière générale, toute dérive du comportement doit alerter. - Les presqu'accidents.
Geste malheureux, perte d’équilibre, mise en danger d’autrui… Même si cela ne se traduit pas par un accident, ces situations restent un signe d’alerte important. La fatigue physique (ou mentale) peut en être une cause. Il faut être vigilant. - L’endormissement spontané.
C’est le signe le plus inquiétant. Le collègue qui pique du nez dès qu’il s’assoit pour prendre une pause ou qui s’endort au volant de son engin est clairement en carence de sommeil. Une des causes les plus fréquentes de ces endormissements inopinés : le syndrome d'apnée du sommeil. Ces pauses respiratoires nocturnes fragmentent les nuits, détériorent la qualité du sommeil et entraînent une fatigue massive. Elles ont également des conséquences importantes sur la santé cardiovasculaire et nécessitent d’être dépistées et traitées rapidement.
Article réalisé avec le Dr Jean-Marc Plat, médecin du travail APST BTP 06