Dernière mise à jour le : 20/02/2023
Non, les troubles musculo-squelettiques (TMS) ne sont pas exclusivement liés au travail. Certaines activités de la vie personnelle peuvent contribuer à l’apparition de ces troubles ou les déclencher. Toutefois, les contraintes rencontrées dans le cadre professionnel jouent un rôle important dans leur apparition et leur développement.
Dans le BTP, de nombreuses situations de travail peuvent exposer les professionnels à des facteurs de risque de TMS : manutentions manuelles de charges, gestes répétitifs, postures contraignantes ou prolongées, travail à genoux ou bras en l’air, ainsi que vibrations générées par certains outils ou engins.
L'apparition des TMS ne dépend généralement pas d'une cause unique, mais de la combinaison de plusieurs facteurs. Ceux-ci peuvent être biomécaniques, individuels, environnementaux, organisationnels ou psychosociaux.
Les conditions dans lesquelles le travail est réalisé ont donc leur importance. L'organisation du travail et les contraintes du chantier, mais aussi certains facteurs psychosociaux comme le stress, peuvent contribuer au risque de développer des TMS.
Les TMS peuvent toucher différentes parties du corps et notamment se manifester par des douleurs du dos, des tendinites de l'épaule, du coude ou du poignet, un syndrome du canal carpien ou des douleurs aux genoux.
La prévention consiste à identifier les situations de travail susceptibles de favoriser l'apparition de TMS afin de rechercher des solutions permettant de réduire, voire de supprimer, les facteurs de risque.
L'entreprise peut notamment agir sur l'organisation du travail, améliorer les situations et les postes de travail et mettre à disposition des équipements adaptés limitant les efforts physiques. L'analyse du travail réel permet d'identifier les contraintes auxquelles sont exposés les professionnels et de définir les actions de prévention les plus adaptées.