Dernière mise à jour le : 11/02/2020
La vitesse maximale du vent autorisant l'utilisation d'une grue à tour dépend des caractéristiques de la grue, de sa configuration et de la prise au vent de la charge à lever. Il convient donc de respecter les limites définies par le fabricant pour chaque situation de levage.
La surface de la charge est notamment déterminante. Une banche de 6 m², par exemple, présente une prise au vent importante. À portée maximale, sa courbe de charge peut ainsi être réduite pour un vent de 40 km/h.
Les équipes utilisant la grue doivent disposer des consignes du fabricant ainsi que de moyens de prévision et de mesure du vent afin de pouvoir interrompre les opérations lorsque les conditions deviennent incompatibles avec un levage en sécurité.
Lorsque la vitesse du vent atteint 72 km/h, la grue doit être arrêtée et mise en girouette.
La résistance d'une grue à tour au vent lorsqu'elle est hors service et mise en girouette ne doit pas être confondue avec la vitesse maximale permettant d'effectuer un levage.
La vitesse de vent à prendre en compte hors service dépend notamment de la zone géographique, de la hauteur de la grue et de son implantation. Elle sert notamment à déterminer les conditions de stabilité de la grue et le lestage nécessaire.
En France, quatre zones de vent, repérées A, B, C et D sur la carte Eurocode, permettent de déterminer les vitesses de vent à prendre en compte en fonction notamment de la hauteur de montage. Les zones les plus exposées sont situées sur le littoral.
La configuration particulière du lieu d'installation peut également augmenter l'exposition de la grue au vent : on parle alors d'effet de site. Dans cette situation, un expert doit déterminer le coefficient d'amplification à appliquer afin d'établir le vent maximal hors service.
Le poids des lests de stabilisation prévus lors du montage de la grue est calculé à partir de cette valeur.