Dernière mise à jour le : 21/08/2024
En cas d’impossibilité pour l’employeur de mettre en place les mesures de protection collective nécessaires, ou d’abaisser de manière pérenne la concentration d’activité du radon en dessous du niveau de référence de 300 Bq/m³ (becquerels par mètre cube), l’employeur doit déployer un dispositif renforcé avec la mise en place d’une « zone radon ».
Une zone radon doit être délimitée lorsque les mesures de prévention mises en œuvre ne permettent pas de réduire durablement l’exposition au radon sous le niveau de référence.
Lorsque la concentration d’activité du radon dans l’air peut être réduite sous le niveau de référence de 300 Bq/m³ pendant la durée de présence des travailleurs ou de l’opération, la zone radon est dite « intermittente ».
L’employeur doit mettre en place une signalisation spécifique de la zone radon, selon les règles définies à l’annexe de l’arrêté du 15 mai 2024 relatif à la démarche de prévention du risque radon et à la mise en place d’une zone radon et des vérifications associées dans le cadre du dispositif renforcé pour la protection des travailleurs.
Dans les bâtiments, un schéma précisant notamment les limites de la zone radon et les consignes de sécurité à respecter pour y accéder doit être affiché de manière visible aux accès de la zone. Un panneau de signalisation est également fixé de manière visible devant l’entrée de la zone radon, généralement sur la ou les portes d’accès ou, à défaut, sur les murs ou parois.
Lorsque la zone radon est intermittente, l’employeur complète la signalisation à chaque accès par une information indiquant la suspension de la zone pendant la durée de l’opération ou de l’activité professionnelle. Un panneau de signalisation spécifique est fixé à l’entrée de cette zone radon intermittente.