L'âge peut constituer un facteur de risque de troubles musculo-squelettiques (TMS), mais il ne doit pas être considéré isolément. Le risque dépend également des situations de travail, des sollicitations physiques auxquelles le salarié est exposé, de son expérience et de son ancienneté au poste.
Avec l'expérience, un salarié peut en effet avoir développé des savoir-faire de prudence et d'économie d'effort ainsi qu'une meilleure organisation de son activité. À l'inverse, le vieillissement peut rendre certaines contraintes physiques plus difficiles à supporter et doit donc être pris en compte dans la prévention des TMS.
Quel que soit l'âge du salarié, certaines situations de travail favorisent l'apparition de TMS. C'est notamment le cas :
Le froid, la chaleur, l'utilisation d'outils inadaptés ou certaines contraintes d'organisation du chantier peuvent également aggraver le risque.
La prévention ne consiste pas simplement à réduire l'activité des salariés les plus âgés. Il convient avant tout d'agir sur les situations de travail qui génèrent les contraintes physiques, en tenant compte du travail réellement effectué.
L'entreprise peut notamment chercher à réduire la fréquence et la durée des sollicitations, limiter l'amplitude des gestes et des postures, faciliter les manutentions grâce à des équipements adaptés ou encore aménager le rythme de travail et les temps de récupération lorsque cela est nécessaire.
L'expérience des salariés constitue également une ressource : associer les compagnons à l'analyse de leur activité permet d'identifier les difficultés rencontrées mais aussi les savoir-faire et les solutions qu'ils ont développés pour limiter les efforts. La prévention des TMS et de l'usure professionnelle bénéficie ainsi aux salariés vieillissants comme à l'ensemble des équipes.
Dernière mise à jour le : 28/08/2026