Risques liés aux postures de travail
Le rebouchage d’une réservation, à l’aide d’un fond de coffrage bois en sous-face du plancher, se réalise par le dessous et par le dessus. De ce fait, lors de la réalisation du coffrage, du ferraillage, du bétonnage et du lissage du béton, les compagnons sont exposés à des postures à risque au niveau des genoux, des épaules (bras au-dessus de 90°) et du dos.
La durée d’exposition dépend de la technique choisie pour le coffrage (fond perdu ou avec étai), mais aussi du matériel et des matériaux à disposition. Pour la conception d’un coffrage en bois perdu, le compagnon peut rester pendant une heure à genou sans se relever.
Rebouchage d'une réservation par le dessous
Rebouchage d'une réservation par le dessus Lors du rebouchage des petits orifices, la durée d’exposition au facteur de risques de TMS (bras en extension) diffère en fonction de la technique utilisée. En effet, un opérateur passe un temps plus important pour étaler du plâtre et de la filasse que pour mettre de la mousse expansive.
Rebouchage des petits orifices Risques liés aux manutentions manuelles de charge
L’acheminement du matériel entre la zone de stockage et la trémie s’effectue en le portant sur l’épaule.
Acheminement de matériel
Les compagnons sont amenés à fabriquer et à transporter du béton. Les phases d’approvisionnement du matériel (étaiement, bastaings…), de matériaux (bois de coffrage, seaux de béton...) et des équipements nécessaires pour effectuer cette tâche impliquent de déplacer de fortes charges sur différents niveaux d’un même bâtiment.
Ces tâches étant souvent réalisées en fin du gros œuvre, les équipements de manutention mécanique (grue, monte-charge...) peuvent ne plus être disponibles, occasionnant des ports de charges manuelles récurrents ainsi que des déplacements fréquents entre les différents niveaux. De plus, le port de charges ponctuelles, notamment sur les épaules (port d’étais...), implique également des points de pression pouvant être à l’origine de TMS.
Exemple sur un chantier de rénovation
Le béton est souvent réalisé à l'aide d'une bétonnière sur site. Puis, il est transporté à l'aide de seaux dans le bâtiment (les seaux pèsent 15 kg) sur le chantier.
Dans l’exemple de ce chantier, les compagnons doivent monter au 1er étage en portant deux seaux, ce qui représente l’équivalent de 16 allers-retours.
Fabrication et transport de béton Exemple sur un chantier de construction de bâtiment
Lorsqu'il n’y a pas de bétonnière à disposition, les compagnons gâchent le béton manuellement, à même le sol ou dans des bacs spécifiques. Dans ce cas précis, le volume de béton préparé peut représenter environ 2 brouettes de sable + 1 brouette de gravier + 2 sacs de ciment et de l’eau, soit 15 seaux de béton d’environ 15 kg.
Sur ce chantier, les compagnons ont transporté les seaux jusqu’au 5e étage (95 marches).
Les compagnons présentent un essoufflement après un ou plusieurs allers-retours, et l’échelle de Borg a permis de mesurer la perception de l’effort, entre « dur » et « épuisant ».
Fabrication manuelle et transport de béton Risques liés à la coactivité
De manière générale, le rebouchage des trémies est réalisé par « campagne » (soit par niveau, soit par colonne montante) par le lot gros œuvre. Une coactivité avec d'autres entreprises intervenant sur les plateaux de travail peut donc avoir lieu et occasionner des difficultés d’accessibilité au poste de travail pour effectuer le rebouchage des trémies. Cette difficulté d'accès génère des postures contraignantes et l’utilisation d’équipements non adaptés par manque d’espace suffisant.
Exemple lié à la réalisation d'un coffrage rendue difficile par l’exiguïté de l’accès à la trémie
Sur l’exemple ci-dessous issu de l'étude ergonomique, nous observons que les rails réduisent l’espace de travail et ne permettent pas au compagnon d’utiliser la PIRL. Le compagnon est donc obligé d’adopter des postures contraignantes au niveau du dos (torsion de la colonne vertébrale) ou d’utiliser du matériel l’obligeant à se mettre en insécurité.
Exiguïté de l'accès à la trémie Exemple d'un chantier de rénovation
Le matériel déposé par un corps d’état du second œuvre ne permet pas d'accéder à une trémie à reboucher.
Accès à la trémie rendu difficile