Il est réglementairement interdit d’affecter des travailleurs de moins de 18 ans et les femmes enceintes ou allaitant à des travaux exposant au risque plomb.
Aussi l’employeur déclare, au service de prévention et de santé au travail, tous les salariés affectés à des postes pour lesquels un risque d’exposition au plomb existe. Les salariés peuvent alors bénéficier d’un suivi individuel renforcé (SIR). Seul le médecin du travail peut prescrire des mesures du taux de plomb dans le sang (plombémie).
L’employeur organise la formation et l'information spécifique vis-à-vis du risque plomb de ces salariés.
Pour protéger la santé des salariés mais également choisir le mode opératoire le moins émissif, des mesurages de plomb dans l’air sont réalisés par un organisme accrédité. Au-delà des mesures au poste de travail (avec une valeur limite d'exposition professionnelle dans l’air pour le plomb de 0,1 mg/m3 sur 8 heures), des mesures avant travaux pour évaluer le risque plomb à l'installation du chantier, et des mesures pour la restitution des chantiers afin de s'assurer de l’absence de contamination résiduelle, sont à faire réaliser.
La protection des opérateurs pendant toute la durée d’exposition doit passer en premier lieu par des mesures de prévention collectives, adaptées à la nature et au contexte des travaux à réaliser (captage à la source, confinement statique et/ou dynamique…). En complément et en fonction de l’évaluation du risque d’exposition au plomb réalisée par l’employeur, celui-ci fera porter à ses salariés des équipements de protection individuelle (appareil de protection respiratoire, gants de manutention étanches, voire tenues jetables…). Les modes opératoires les moins émissifs pour chaque tâche et en fonction de l’environnement (atelier, chantier à l'air libre, chantier à proximité de sites avec du public vulnérable…) sont toujours privilégiés.
En plus de la mise en place de mesures de prévention collectives et individuelles, des règles d’hygiène sont instaurées :
- mise à disposition de deux locaux aménagés en vestiaires collectifs : un vestiaire « propre » pour le dépôt des vêtements de ville et un vestiaire « sale » pour le rangement des vêtements de travail. Ces deux vestiaires sont séparés par des douches. L’employeur s’assure que les salariés ne pénètrent dans les vestiaires propres, en fin de vacation, qu’après l'utilisation des douches ;
- interdiction de manger, boire ou fumer dans les zones concernées par le risque plomb.
L’entretien des vêtements de travail souillés reste à la charge de l'employeur. Pour le transport, les vêtements souillés sont placés dans un récipient clos avec un affichage clair indiquant la présence de plomb.
Téléchargez la fiche prévention « Décapage des peintures plombifères ».