Des capteurs de pression qui amplifient la force manuelle
Les mouvements répétitifs, les positions non naturelles de la main ou encore la préhension serrée et prolongée peuvent générer des maladies professionnelles et des symptômes tels que des picotements dans les doigts, des douleurs nocturnes, l'engourdissement des membres, etc. Le gant Ironhand® a été développé dans le cadre d'un partenariat entre l'entreprise suédoise Bioservo Technologies et Eiffage Construction pour soulager les compagnons dans ce type d'efforts et prévenir la survenue de maladies professionnelles. Il trouve ses applications dans les métiers nécessitant l’utilisation d’outils ou la manipulation de pièces (monteurs, soudeurs, chaudronniers, robinettiers…).
Cet exosquelette est équipé de cinq capteurs de pression localisés au niveau de la dernière phalange de chaque doigt, qui vont activer les tendons synthétiques intégrés dans le tissu du gant. Ces derniers sont eux-mêmes connectés à 5 moteurs placés dans le sac à dos porté par l'opérateur.
Un accessoire qui n'entrave pas le mouvement
Le produit peut être réglé selon différentes combinaisons de puissance et de sensibilité en fonction de la tâche ou du geste effectué : saisir, serrer, maintenir, couper, cintrer, souder. Entièrement articulé, ce dispositif qui ne pèse que 20 grammes ne limite ni la préhension ni la mobilité. Il est compatible avec le port d'un sur-gant en adéquation avec l’activité.
Disponible en quatre tailles pour la main gauche et la main droite, il est en outre personnalisable.
L'autonomie du système est de six à huit heures. Aucun entretien n'est nécessaire, et la durée de vie de ce consommable est estimée pour le moment à 100 000 cycles.
Gant robotisé : points de vigilance
- Le sac à dos peut être gênant dans les espaces restreints.
- Un temps d'adaptation est à prévoir pour l'utilisateur.
- Le gant doit être correctement réglé et bien ajusté en fonction de la main de l'utilisateur.
- La tâche à réaliser doit être suffisamment longue.