© William Raynal
Mis à jour le : 03/07/2024
Une entreprise de canalisation se dote d’un géoradar pour localiser les réseaux enterrés avant d'engager les travaux. La solution met ses salariés à l'abri de tout risque électrique et améliore la productivité du chantier.

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Une entreprise spécialisée dans la pose de canalisations cherche à améliorer la préparation de ses chantiers. Elle investit alors dans un géoradar. En amont des travaux, le géomètre de l’entreprise réalise une cartographie très précise des différents réseaux présents dans le sous-sol (canalisations, réseaux de câbles, conduites). Les plans 3D permettent ensuite au chef d’équipe d’adapter ses tracés et de prévenir tout risque d’accrochage avec l’existant.
Le fonctionnement du géoradar, également appelé radar à pénétration de sol ou Ground Penetrating Radar (GPR), repose sur l'émission d'ondes électromagnétiques dans le sous-sol. À l'aide d'une antenne que l'opérateur déplace à la surface, l'appareil envoie des impulsions brèves à une fréquence spécifique. Lorsque ces ondes rencontrent un changement de la constante diélectrique du milieu — par exemple lors du passage d'une couche de terre à une canalisation en béton, un réseau de câbles métalliques ou une conduite en PVC — une partie de l'onde est réfléchie vers la surface.
L'appareil géophysique capte alors ces signaux et mesure avec précision le temps de parcours entre l'émission et la réception de l'onde réfléchie. Ces données permettent de calculer la profondeur des ouvrages rencontrés. En effectuant un déplacement du géoradar sur l'emprise du chantier, le système compile les échos reçus pour générer une image en coupe du sol, semblable à un scanner. Cette technique non intrusive est particulièrement efficace en génie civil car elle permet de visualiser non seulement les réseaux, mais aussi des cavités ou des nappes d'eau, offrant ainsi une pénétration en profondeur indispensable pour sécuriser les opérations de terrassement.
Au bout d’un an d’utilisation du géoradar, l’entreprise ne compte aucun sinistre. La solution se révèle donc très efficace en termes de prévention, en évitant d’exposer les salariés aux risques liés aux endommagements des ouvrages (incendie, risque électrique). Elle permet aussi d’accélérer le démarrage du chantier et sa productivité, grâce à une réduction significative de la fréquence et de la durée des arrêts.