Les chutes de hauteur

Les chutes de hauteur

Les chutes de hauteur, responsables de 25 % des invalides de la branche, demeurent une des principales causes d’accidents graves et de décès dans le BTP. Les entreprises en subissent les conséquences psychologiques, judiciaires ou financières. Organisation, technique, matériel : des leviers existent pour réduire les risques.

 

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Équipements

chutes de hauteur 3

Lorsque le risque de chute de hauteur ne peut être supprimé, les interventions seront réalisées en sécurité à l’aide de moyens installés selon un ordre de priorités :

 1. Travailler à partir de postes de travail spécifiquement conçus à cet effet et équipés de protections permanentes (la surface doit être sensiblement plane et horizontale et équipée de garde-corps périphériques).

2. À défaut, des protections temporaires (garde-corps, protections périphériques et/ou dispositifs de recueil souples comme les filets en grande nappe ou les filets sur console) peuvent être utilisées.

3. Lorsqu’il n’est pas possible de disposer d’un poste de travail équipé comme tel, le recours à des équipements d’accès et de travail en hauteur doit être envisagé. Le choix de ses équipements dépend de la nature du travail à effectuer, de la hauteur d’intervention et de l’évaluation du risque.
 Les équipements d’accès et de travail en hauteur collectifs temporaires sont non-mécanisés (échafaudages, plates-formes individuelles roulantes) ou mécanisés (PEMP, plates-formes suspendues et plates-formes sur mât).

4. Ce n’est que lorsqu’il y a impossibilité technique de mettre en œuvre des protections collectives que le recours à des moyens de protection individuelle utilisant un système d’arrêt de chute peut être envisagé.

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Les interventions pour des travaux en hauteur impliquant un investissement relativement important, la formule location séduit les entreprises. Les grandes familles de matériels régulièrement loués sont les échafaudages (fixes ou roulants), les plateformes élévatrices automotrices électriques ou thermiques, les nacelles sur porteurs (camions nacelles) VL ou PL et, enfin, quelques marchés plus confidentiels comme les plateformes sur mâts, les plateformes suspendues et les nacelles araignées.

Graph 6 - location

La location d’échafaudage se fait sur la base d’une commande précise stipulant l’ensemble des pièces nécessaires au montage de l’échafaudage ainsi que le contexte d’installation. Seules des pièces à jour de leur contrôle réglementaire pourront être louées. Il faut, à ce titre, vérifier le carnet d’entretien et ne jamais louer de matériels endommagés, même légèrement. Enfin, il faut vérifier leur conformité à la double norme EN 12810 et 12811.

Pour les échafaudages de hauteur supérieurs à 24 m, le loueur doit justifier toutes les dispositions de stabilité et de résistance par une note de calculs. Les éléments peuvent être mis à la disposition du client chez le loueur ou livrés sur le chantier. Dans ce second cas, la livraison doit se faire au plus près du lieu de montage. L’entreprise de location peut, le cas échéant, assurer le montage de l’échafaudage. Il convient alors de vérifier que cette opération, de même que le démontage ou la modification de l’échafaudage, est réalisée sous la direction d’une personne compétente et par des opérateurs ayant reçu une formation adéquate.

 

Les équipements permanents

Les garde-corps

Les garde-corps constituent le dispositif de protection collective le plus utilisé. Ils sont destinés à éviter les chutes de hauteur et à délimiter une zone dangereuse. Les garde-corps sont rigides et fixés solidement. Ils sont conçus pour résister aux efforts statiques et dynamiques normalement engendrés par le déplacement horizontal d’une personne et leurs dimensions sont telles qu’elles constituent un obstacle physique.

Pour les lieux de travail, les caractéristiques des garde-corps sont définies dans la norme NF E 85-015. Les prescriptions des garde-corps équipant les machines sont contenues dans la norme NF EN ISO 14122-3

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Exemple à suivre 

La société SNA (Société nouvelle d'asphalte) a installé, sur les innombrables toits-terrasses du site, une protection collective définitive contre les chutes, posée par les étancheurs à l’occasion de la réfection de l’étanchéité.

Voir le cas concret dans son intégralité

 

 

Les plates-formes

Les plates-formes sont des équipements qui permettent de répondre à l’obligation réglementaire d’opérer à partir d’un plan de travail sécurisé. Les exigences minimales à respecter pour leur conception et leur mise en œuvre sont précisées dans la norme NF E 85-014 (bâtiments) ou NF EN ISO 14122-22 (machines).

Les escaliers

Les escaliers sont des équipements qui permettent de répondre à l’obligation réglementaire d’utiliser un accès sécurisé. Les exigences minimales à respecter pour leur conception et leur mise en œuvre sont précisées dans la norme NF E 85-015 (bâtiments) ou NF EN ISO 14122-23 (machines).

Les échelles

Les échelles peuvent constituer un accès en cas d’impossibilité de mise en place d’un escalier. Les exigences minimales à respecter pour leur conception et leur mise en œuvre sont précisées dans la norme NF E 85-016 (bâtiments) ou NF EN ISO 14122-4 (machines).

Les échelles inclinées sont à privilégier. La présence d’une crinoline est nécessaire à partir d’un dénivelé d’accès de 3 mètres. La hauteur d’une échelle à crinoline à une seule volée est limitée à 8 mètres. La hauteur des volées d’une échelle à crinoline à plusieurs volées est limitée à 6 mètres.

Les équipements temporaires non mécanisés

Les échafaudages

"Un échafaudage est un équipement de travail, composé d’éléments montés de manière temporaire en vue de constituer des postes de travail en hauteur et permettant l’accès à ces postes ainsi que l’acheminement des produits et matériaux nécessaires à la réalisation des travaux" (arrêté du 21 décembre 2004).

On peut distinguer les échafaudages fixes (de pied), des échafaudages roulants et des échafaudages en console.

  • Les échafaudages de pied

Les échafaudages de pied à composants préfabriqués sont les seuls à répondre aux exigences du Code du travail. Ils doivent être utilisés en respectant la notice du fabricant et doivent pouvoir être installés, sauf contraintes particulières, en sécurisant le niveau supérieur avant d’y accéder.

Les systèmes d'échafaudages dits "MDS" (à montage et démontage en sécurité) sont conçus pour permettre cette opération avec la protection définitive. Ils sont donc préférables aux dispositifs qui sécurisent le niveau supérieur de manière temporaire avec des garde-corps provisoires mis en place pendant l’installation sur ce niveau des lisses, sous-lisses et plinthes conventionnelles.

En cas d’impossibilité technique, un équipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur peut être utilisé, à condition d’avoir à disposition un point d’ancrage sur l’ouvrage, ou, à défaut, sur l’échafaudage si le fabricant a prévu et testé cette éventualité.

Sélection

Dossier chutes de hauteur
L’échafaudage Mills Plato S3 (MDS) de première catégorie est idéal pour les façades droites. L’opérateur pose obligatoirement les garde-corps de sécurité avant le plancher et ne peut pas les poser après. Il termine ensuite par la plinthe et, si besoin, des garde-corps en partie intérieure, côté façade. Il n‘est pas possible de déroger au mode opératoire prévu, par mesure de sécurité.

Le Plato S3 est constitué de cadres en portique pour un assemblage rapide sur des façades. Les plateaux font 0,65 m de large et 2,50 mètres de long. Il est possible d’installer des garde-corps côté façade en présence de vide. Cet échafaudage peut être utilisé en partie haute pour aménager une plate-forme de couvreurs en suivant les consignes du fabricant.

  • Les échafaudages roulants

Les échafaudages roulants sont appropriés pour réaliser des travaux ponctuels en plafond, mais aussi des travaux de courte durée sur façades ou parois verticales. L’échafaudage roulant est un équipement de travail qui repose au sol sur des roulettes et peut donc être facilement déplacé, sans être démonté à chaque fois. Il doit être conforme à la norme NF EN 1004 – mai 2005. Il est équipé de planchers de travail et de moyens d’accès et offre la possibilité d’atteindre 12 mètres de hauteur, en étant autostable en intérieur, et 8 mètres à l’extérieur.

Les échafaudages roulants dits de faibles hauteur sont des matériels délibérément conçus pour que la hauteur du plancher de travail ne dépasse pas 2,50 m. La particularité de leur conception réside notamment dans le fait qu’un accès extérieur doit être prévu lorsque le plateau est réglé à une hauteur du sol inférieure à 2 mètres.

Attention : quelle que soit sa hauteur, le déplacement d’un échafaudage roulant en présence de personnel sur le plancher est proscrit.

Sélection

Dossier chutes de hauteur

 

L’échafaudage en aluminium Sprint de Harsco permet une hauteur de travail jusqu’à 14 mètres en intérieur. Le montage en sécurité est assuré par les garde-corps permanents montés depuis le niveau inférieur.

Cet ensemble de garde-corps léger, obligatoirement mis avant le plancher, comprend une diagonale qui supprime le contreventement classique. Une grille antiescalade et un cadre "piéton" imposent l’accès à la structure par l’intérieur, en utilisant les échelles intégrées dans les cadres et les planchers à trappes répartis tous les 2 mètres. Les grandes roues à frein facilitent le déplacement manuel de l’échafaudage, qui peut aussi être manipulé avec une grue à l’aide de colliers de levage développés par le fabricant.

L’échafaudage Sprint a reçu le prix de l’Innovation 2010 lors du salon Préventica à Marseille.

  • Les échafaudages sur consoles

Les échafaudages en console sont des échafaudages à composants préfabriqués, ne comportant qu’un seul niveau de travail, installés en encorbellement sur une paroi verticale et constitués de consoles, de plateaux destinés à la constitution des planchers et de protections périphériques.

Cet échafaudage suspendu nécessite des points d’arrimage solides, une installation sérieuse et le respect des instructions du fabricant. Il arrive encore assez souvent que des couvreurs soient entraînés par la chute de ces échafaudages causée par la rupture des ancrages, des plateaux non fixés, etc.

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Les échafaudages sur consoles de Dimos comportent trois modes de fixations normalisées : par ancrage traversant ou scellé, par crosse reprise sur panne sablière* ou par élingue amarrée à la charpente.

Les planchers en aluminium (largeur de 0,30 m, extensible à 0,60 m) sont coulissants pour s’adapter à l’entraxe des consoles de 2 mètres maximum. Des consoles d’angle permettent d’assurer une continuité des planchers et des garde-corps dans les angles des bâtiments. Les garde-corps sont constitués par des lisses métalliques doublés d’un filet de sécurité.

Les garde-corps d’about alu permettent de protéger les extrémités des plates-formes. La mise en œuvre de ces échafaudages doit être réalisée à partir d’une PEMP et en suivant les instructions de montage du fabricant.

*Ce dispositif de fixation exige, pour chaque console, l’ajout d’une élingue de sécurité fixée à la charpente ou à un point solide de la construction.

Pour aller plus loin

Le guide Prévention des risques de chutes de hauteur détaille les normes liées à la conformité des échafaudages de pied, roulants ou sur consoles et leurs usages.
 

Les plates-formes individuelles roulantes (PIR) ou les plates-formes individuelles roulantes légères (PIRL)

Les plates-formes individuelles roulantes (PIR) sont des matériels destinés à être utilisés par un seul opérateur, pour des travaux accessibles à partir d’un plancher de travail situé à 2,50 m du sol au maximum. Elles sont qualifiées de "PIR portable" quand elles peuvent être manutentionnées par l’opérateur lui-même sans recours à un moyen de levage. Ce sont des matériels conçus pour les travaux de second œuvre et les travaux de nettoyage et d’entretien.

Les plates-formes individuelles roulantes légères (PIRL) sont des matériels légers et compacts en position repliée, conçus pour être manutentionnés et utilisés par un seul opérateur travaillant sur un plancher dont la hauteur maximale au dessus du sol est de 1 m. Les PIRL peuvent franchir les ouvertures et les escaliers.

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Gazelle DUARIB (PIRL)

Conforme à la norme NFP 93-353, la plate-forme Duarib "gazelle" permet un réglage en hauteur du plancher de 60 cm à 1 mètre, assurant ainsi la possibilité de réaliser la plupart des interventions dans les bâtiments d’habitation.

La longueur du plancher (de 0,80 m à 1,20 m) offre une surface de travail relativement longue. Elle passe dans les portes des logements grâce à sa faible largeur de plancher et au-dessus de la cuvette des toilettes. Elle se déplie rapidement.

Les quatre pieds sont réglables individuellement et permettent son utilisation sur un escalier. Les stabilisateurs sont intégrés et repliables.

 

à consulter :

Prévention BTP n°132 : "PIRL et PIR : Bien choisir ses plates-formes"

Prévention BTP N°159 spécial "Travaux en hauteur"

Les gardes-corps provisoires

Les garde-corps provisoires constituent le dispositif de protection collective le plus utilisé pour la protection des rives de dalle ou des rives de toiture en pente en cours de travaux. Leur hauteur est comprise entre 1 m et 1,10 m par rapport au plancher ; la lisse supérieure rigide sert éventuellement de main courante.

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Les garde-corps Sauvegard-Ballast d’Etanco se mettent en place sans fixation mécanique ni percement : ils sont simplement posés sur la toiture (plate) au bord du vide. Leur installation, rapide et simple, permet de s’adapter aux formes des façades, voire de les déplacer facilement.

Ce système, conforme aux normes NF E 85-015 et NF EN ISO 14122-3, répond aux exigences de protection des personnes qui n’ont pas à s’approcher des rives.

 

Les protections périphériques temporaires pour travaux d’étanchéité en toiture

Les protections périphériques temporaires pour travaux d’étanchéité en toiture sont des matériels spécifiquement destinés à former une protection collective durant des travaux d’étanchéité en toiture (toiture terrasses ou toiture à faible pente, angle avec le plan horizontal inférieur à 10°).

Leur fonction principale est d’empêcher la chute de personnes et d’objets. Cette protection comporte un ensemble de potelets, une lisse haute située au moins à 1 m du plan de travail et un remplissage intermédiaire par filet. Si elle n’est pas fixée sur des acrotères, elle est complétée par une plinthe. La conformité de cet équipement aux exigences minimales de solidité et de sécurité peut être évaluée en référence à la norme NF P 93-355.

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Cette protection périphérique temporaire conçue par Frénéhard et Michaux comporte des potelets, bloqueurs de lisses, emboîtés sur des presses à patins caoutchouc pour améliorer l’adhérence sur le relevé en BA sans dégrader le support.

Les potelets supportent en tête des tubes métalliques servant de mains courantes rigides et un filet de sécurité de 100 × 100 mm avec ralingue périphérique de 8 mm. Le filet de sécurité serti d’une ralingue périphérique se fixe sur la lisse haute. Une plinthe peut être posée sur la lisse si le relevé d’étanchéité fait moins de 10 cm de haut.

La pose de cette protection nécessite d’utiliser un système d’arrêt de chute amarré sur un point solide de la construction précisé par l’employeur.

Les filets de sécurité

Les filets de sécurité sont des dispositifs d’arrêt de chute : ils regroupent essentiellement les filets en grande nappe et les filets sur console. Les filets de sécurité sont adaptés aux situations dans lesquelles il n’est pas possible d’empêcher la chute par une protection collective. Ils doivent être mis en œuvre au plus près du niveau de travail pour limiter la hauteur de chute, qui ne doit en aucun cas excéder 3 mètres, et assurer l’absence de choc avec le sol ou un obstacle avant l’arrêt de la chute.

À retenir : toutes les nappes de filets de sécurité doivent être conformes à la norme NF EN 1263-1 et identifiées par une étiquette de marquage portant les indications suivantes :

-  date de fabrication et nom du fabricant,
 - type et catégorie du filet,
 - dimensions et forme des mailles,
 - dimensions du filet en mètre.

 Les filets de recueil peuvent être utilisés pendant un an après leur fabrication. Au-delà de cette période, ils comportent trois mailles d’essai référencées au filet. Lors du contrôle, si la maille possède la résistance voulue, le fabricant adresse un écusson d’essai avec la référence du filet concerné. Ainsi, il peut être réutilisé pendant un an. La durée totale de réutilisation des filets est de quatre années.

Sélection

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Le filet de recueil type S est conçu par Dimos conformément  à la norme NF EN 1263-1. En maille de 100 mm (Ø 5 mm), en polypropylène sans nœud, il dispose d’une ralingue périphérique transfilée sur son pourtour.

Chaque filet doit être installé entre deux fermes à l’avancement et amarré par des crochets "Oméga" disposés sur l’entrait de la fermette tous les 2 mètres. La pose et l’enlèvement des crochets "Oméga" sont réalisés à l’aide d’une perche télescopique.

 

 

 

A consulter :

Prévention BTP n°148 "Les filets antichute"

 

Les dispositifs de protection de bas de pente

Des dispositifs peuvent être placés en couronnement d’échafaudages de pied dans leur configuration façade de base ou dans des configurations supports spécifiques, le plus souvent constituées par des sapines d’accès reliées à leur partie supérieure par des franchissements sur poutres ou en porte-à-faux. Le plancher de travail est placé en contrebas de la rive de toiture avec un dénivelé compris entre 0,50 m et 1 m pour faciliter le travail à l’égout.

Ces dispositifs n’évitent pas la glissade sur le rampant et tolèrent une légère chute de hauteur, dont les effets peuvent s’ajouter à ceux de la glissade. Les garde-corps sont surélevés par rapport à la configuration de protection des planchers courants. Ils sont équipés de lisses et d’un remplissage en treillis métallique ou en filet ayant fait l’objet d’un classement au titre de la norme NF EN 1263-1. Leur hauteur est adaptée de sorte que l’intersection de la courbe de chute considérée depuis la rive et le plan de la protection latérale se trouve en dessous de la lisse haute.

Exemple à suivre
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Triangle Scop SA a installé un échafaudage de pied périphérique qui ceinture le pourtour du bâtiment sur les chantiers de pose de charpente et couverture, en neuf et en rénovation.

 

 

 

Voir le cas concret dans son intégralité

Les équipements temporaires mécanisés

Les équipements mécanisés conçus pour l’accès en hauteur constituent une alternative aux solutions non mécanisées. Le choix de ces équipements dépend de la nature des travaux à réaliser et des performances souhaitées.

À noter : le choix de l’équipement doit toujours porter sur un matériel spécialement conçu pour élever des personnes. L’utilisation d’un équipement de levage de charge est interdite pour élever des personnes.

Les plates-formes élévatrices mobiles de personnels (PEMP) 

Les PEMP sont destinées à l’élévation d’un poste de travail. Elles permettent le déplacement dans l’espace d’une ou de plusieurs personnes. La protection contre la chute est assurée par une nacelle équipée de garde-corps périphériques. Cet équipement n’est pas conçu pour que les utilisateurs puissent quitter la nacelle en élévation.

Pour une utilisation en sécurité des PEMP, il est nécessaire de respecter les conditions d’utilisation définies dans la notice d’instruction : vitesse du vent, résistance et planéité du sol, risque d’être heurté par un véhicule, de heurter une structure fixe avec la nacelle, d’éjection du conducteur hors de l’habitacle (port éventuel d’EPI suivant la notice du fabricant).

À noter : le choix d’un matériel dépend de la nature des travaux à réaliser et, notamment, de la possibilité de positionner le châssis porteur à la verticale de la zone de travail.

Sélection

Les nacelles araignées

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Ce type de PEMP est idéal pour accéder là où le matériel classique ne peut être utilisé. Montés sur chenilles ou sur pneus, ses stabilisateurs lui permettent de s’adapter aux obstacles et de bien répartir les charges au sol. Les plus compactes peuvent franchir des passages de portes (0,80 × 2 m) et offrent la possibilité d’intervenir à des hauteurs pouvant atteindre 50 mètres.

Ces nacelles existent en version télescopique-pendulaire et articulée-télescopique. La nacelle araignée Leguan 160 est montée sur pneumatiques. Sa hauteur de travail est de 16 mètres et son déport maximum de 6,70 m. Compacte avec une largeur de 1,25 m et une hauteur de 1,99 m, elle peut franchir des passages très étroits. Équipée de quatre roues motrices entraînées par quatre moteurs hydrauliques indépendants, elle peut être utilisée aussi bien en extérieur (sur des sols pentus et accidentés) qu’en intérieur sur sol fragile.

Les quatre stabilisateurs hydrauliques et indépendants permettent de la stabiliser sur des sols en pente de 18 %. Son poids n’est que de 2000 kg ; elle est donc très facilement transportable sur une remorque.

 

À consulter :

Prévention BTP N°140 "La sécurité dans les PEMP"

Les plates-formes suspendues

Autrefois appelées échafaudages volants, les plates-formes suspendues sont destinées aux travaux en façade des ouvrages. Elles sont constituées d’une plate-forme suspendue par des câbles à des supports positionnés en partie haute de l’ouvrage. Cet équipement permet la mise à niveau d’un poste de travail temporaire, avec l’avantage de ne pas dépendre de la hauteur de l’ouvrage. Il facilite le transport de matériaux peu encombrants et de faible charge ; son utilisation est donc adaptée aux travaux de ravalement de façade. Les exigences minimales de conformité de l’équipement en termes de sécurité et de solidité sont fixées dans la norme NF EN 1808.

L’utilisation de plates-formes suspendues est envisageable d’une part, si l’immeuble comporte une terrasse pouvant recevoir les systèmes de suspension et, d’autre part, si les matériaux à appliquer sont légers et ne dépassent pas la charge utile de ces plates-formes. Des accidents graves de basculement sont survenus avec ces appareils à cause du poids du lest insuffisant des potences, lors du déplacement de celles-ci.

À noter : la périodicité de l’entretien des treuils est donnée par le fabricant. Déposer un treuil pour un entretien en atelier et remonter un autre treuil oblige le chef d’entreprise à faire effectuer une nouvelle vérification de remise en service pour l’ensemble de l’appareil au titre du remplacement d’un organe essentiel de l’appareil.

Dossier chutes de hauteur

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Sky Accès propose un modèle de plateforme en aluminium constitué par des modules de 1, 2 ou 3 mètres juxtaposés sur une platine circulaire articulée qui permet de disposer les plates-formes selon l’angle souhaité et d’épouser la forme des façades de bâtiments.

Cette solution offre une alternative économique valable par rapport à un échafaudage de pied avec des moyens logistiques plus importants.

Les plates-formes sur mâts

Les plates-formes sur mâts sont constituées d’une plate-forme de travail qui s’élève le long d’un ou plusieurs mâts fixés à la façade. L’équipement a une capacité d’élévation de charge importante et permet le stockage de matériaux et d’outillage. Certains sont dotés de plates-formes extensibles dans le sens de la profondeur permettant de s’ajuster au profil de la façade.

À consulter :

Prévention BTP N°159 "Les plates-formes de travail sur mâts"

Sélection

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La plate-forme de travail ACT-8 de Fraco s’adresse particulièrement aux spécialistes des fenêtres, de l’installation de systèmes d’isolation et de finitions extérieures, de la pose de murs rideaux et d’ossatures métalliques. Elle est prévue pour l’accès vertical lors de travaux d’inspection, de rénovation et d’entretien de bâtiments et structures. Son mécanisme de levage à vis sans fin permet une élévation à des vitesses variables et un positionnement précis.

Assemblé sur un seul mât, ce système offre une longueur maximale de 15,2 m, une capacité de charge de 3 630 kg et une vitesse d’élévation de 11,9 m par minute. Appuyée sur une base au sol ou sur une base autoportante équipée de stabilisateurs extensibles et ajustables, elle s’installe et se repositionne rapidement. Ainsi une configuration de 35 mètres peut être déplacée par deux ouvriers en moins de deux heures et demie.

Les équipements de protection individuelle (EPI)

Pour les travaux en hauteur, quand un système de protection collective ne peut être mis en œuvre autour d’un plan de travail, un dispositif antichute individuel peut prendre le relais. Il comprend un système de préhension du corps (le harnais antichute) et un sous-système de liaison (par exemple une longe avec absorbeur ou antichute à rappel automatique) à relier à un point d’ancrage (ancre structurelle ou à corps-mort, ligne de vie, rail horizontal ou ancrage provisoire transportable).

Graph 7 - EPI

Des règles strictes régissent l’utilisation des dispositifs antichute individuels au point que certaines professions comme les monteurs en charpente métallique ont revu leurs méthodes de travail en utilisant systématiquement des nacelles élévatrices.

À noter : les systèmes de retenue peuvent être confondus, à tort, avec les systèmes d’arrêt de chute car ils sont mis en œuvre avec des composants qui peuvent sembler similaires. Toutefois, le principe est totalement différent, puisqu’un système de retenue est destiné à limiter les mouvements de l’utilisateur afin de l’empêcher d’atteindre des zones où une chute pourrait se produire, mais n’est pas capable d’arrêter une chute de hauteur.

Graph 8 - EPI 2

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Le point d'ancrage

Le point d’ancrage n’est pas compris dans un système d’arrêt des chutes. Il constitue le moyen d’arrimer, à une structure solide, un équipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur. Il permet une mise en sécurité de l’opérateur lors d’interventions de courte durée ou irrégulières, ou encore lors de l’ascension de supports verticaux. Les points d’ancrage peuvent être fixés sur de nombreux supports : en façade, en sous-face, sur une charpente métallique ou bois, sur une toiture bac sec, etc.

Quel que soit son type, l’ancrage du système d’arrêt de chute doit :
 - être suffisamment résistant pour empêcher la chute (cas des systèmes de retenue et de maintien),
 - garantir une capacité à arrêter puis à retenir l’opérateur en cas de chute (cas des systèmes d’arrêt de chute).

À noter : les caractéristiques des ancrages doivent correspondre, a minima, aux exigences de la norme NF EN 795. Ces prescriptions peuvent imposer, selon les cas, des calculs et/ou essais par une personne qualifiée préalablement à l’installation, puis des essais sur site du dispositif d’ancrage avant son utilisation.

 

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Sélection

Le Weightanka est un système d’ancrage mobile pour les interventions sur terrasses. Cet ancrage autoportant à contrepoids permet d’accéder en sécurité à une toiture plate (pente maximum de 5°), sans perçage de l’étanchéité.

Son montage est rapide et facile et il peut être facilement déplacé. Le système s’utilise sur tout revêtement de terrasse : PVC, asphalte, béton, etc.

ll est possible d’attacher jusqu’à deux intervenants à ce système qui répond aux normes EN795 Classe E.

 

Les harnais antichute

Les harnais antichute sont des dispositifs de préhension du corps dans les systèmes d’arrêt de chute. Ils sont constitués de sangles, boucles et autres éléments disposés de sorte que le harnais puisse être ajusté de manière appropriée sur le corps d’une personne afin de maintenir le porteur en position verticale durant la chute et de répartir au mieux les efforts engendrés par l’arrêt de la chute.

À noter : chaque harnais et chaque élément d’un système d’arrêt de chutes doivent faire l’objet d’un marquage CE. Ils doivent être aussi accompagnés d’une notice d’instructions expliquant le fonctionnement du système et les conditions d’utilisation. Un harnais antichute et une longe, sans absorbeur d’énergie, ne doivent pas être utilisés comme système d’arrêt des chutes.

Sélection
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Le harnais antichute Elastrac de Tractel est conforme à la norme EN 361. Il assure confort, durabilité et sécurité grâce à un nouveau système permettant de contrôler une longueur d’allongement maximum de la sangle avec une force constante et maîtrisée. En effet, il est équipé de deux boîtiers qui assurent l’extension de la sangle des bretelles de 4 cm. De plus, trois boucles automatiques facilitent la mise en place du harnais avec une fermeture rapide et un ajustement aisé.

Le harnais est équipé de points d’accrochage dorsal et sternal et de deux points d’accrochage thoraciques. Ces deux derniers permettent d’utiliser une longe de maintien au poste de travail. Les points d’accrochage dorsal ou sternal, quant à eux, permettent l’utilisation d’un antichute.

 

La longe avec absorbeur d'énergie

la longe avec absorbeur d’énergie est un système constitué d’une longe et de deux connecteurs. Léger, il apporte peu de gêne à son utilisateur. La longueur d’une longe pour antichute ne peut dépasser 2 mètres. Les déplacements de l’opérateur sont donc limités autour du point d’ancrage. Lorsque ce système est utilisé sur un point d’ancrage fixe, la longe utilisée doit impérativement comporter un absorbeur d’énergie. L’allongement de cet absorbeur lors de la chute nécessite de disposer d’un tirant d’air important, qui doit être vérifié avant le début de l’intervention. De même, lorsque l’ancrage est un coulisseau mobile sur un support d’assurage horizontal flexible (ligne de vie) la déflexion du câble lors de la chute, qui peut être importante, nécessite là encore de disposer d’un tirant d’air suffisant.

À consulter :

Prévention BTP N° 146 "La longe antichute avec absorbeur " (PDF-427,45 kB)

Sélection

142_p38CapitalSafety

La longe Pro Strech  de Capital Safety est disponible en plusieurs longueurs avec différentes combinaisons de connecteurs en acier et en aluminium. Son système d’absorption d’énergie est intégré sur toute la longueur procurant confort et meilleur équilibre.

Un élément élastique a été ajouté ce qui permet à la longe de rester propre (elle ne traîne pas au sol) et d’éviter de s’accrocher et de faire trébucher son utilisateur. L’indicateur de chute, incorporé à la longe, a été repensé et permet de voir rapidement si le système d’absorption a été utilisé.

L’antichute à rappel automatique sur point d’ancrage fixe

Dans ce système d’arrêt de chute, la liaison entre le harnais et le point d’ancrage est assurée par une longe rétractable enroulée sur un tambour comportant un système automatique de tension et de rappel et une fonction de blocage automatique en cas de chute. Lorsqu’il est correctement utilisé, avec un point d’ancrage situé à la verticale au-dessus du poste de travail, l’enrouleur maintient une tension permanente de la longe qui garantit un arrêt de la chute éventuelle sur une distance très faible occasionnant un choc limité sur l’opérateur.

L’antichute mobile sur support d’assurage vertical
Graph 10 - antichute mobile

Ce système est constitué d’un support d’assurage vertical (câble métallique, corde synthétique, rails métalliques…) sur lequel se déplace, sans intervention manuelle à la montée comme à la descente, un coulisseau mobile associé au support. Le blocage du coulisseau sur le support est automatique en cas de chute.

Ce dispositif est adapté à la protection lors de déplacements verticaux, comme la progression le long d’échelles. Il doit être utilisé à l’aplomb du point de fixation du support. Le dispositif de connexion entre le coulisseau et le harnais doit respecter les spécifications du constructeur et ne peut être modifié.

 

 

 

La vérification périodique des EPI

Les équipements de protection individuelle contre les chutes de hauteur sont visés par des vérifications périodiques annuelles (Code du travail articles R. 4323-99 à R. 4323-103 et arrêté du 19 mars 1993.) Ces vérifications ont pour objet de déceler les défectuosités susceptibles d’être à l’origine d’une situation dangereuse. L’employeur doit, à cette fin, désigner une personne et/ou un organisme compétents. Il convient cependant en tout premier lieu de veiller à ce que les EPI soient stockés dans les conditions prévues par le responsable de leur mise sur le marché et de toujours vérifier avant leur utilisation :

- qu’ils sont en bon état;

- que les éventuelles observations faites lors de précédentes vérifications périodiques et consignées dans le registre de sécurité (devant être tenu par l’employeur) ont été prises en considération.

Pour vous aider :

l’espace e-prévention permet d’établir un suivi des vérifications périodiques de ses EPI, de les inscrire au plan d’action et de recevoir des alertes e-mail.

Créer un compte e-prévention

Le cas des travaux sur cordes

travaux-sur-cordes

Les interventions au moyen de cordes ne peuvent être envisagées qu’en cas d’impossibilité technique de mettre en œuvre un équipement assurant une protection collective contre le risque de chute de hauteur ou lorsque l’évaluation du risque établit que cette technique expose le travailleur à un risque moindre.

 

À consulter :

le guide OPPBTP "Travaux sur cordes"

Ce que dit la loi

Article R. 4323-64 du Code du travail.

"Il est interdit d’utiliser les techniques d’accès et de positionnement au moyen de cordes pour constituer un poste de travail. Toutefois, en cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection collective des travailleurs ou lorsque l’évaluation du risque établit que l’installation ou la mise en œuvre d’un tel équipement est susceptible d’exposer des travailleurs à un risque supérieur à celui résultant de l’utilisation des techniques d’accès ou de positionnement au moyen de cordes, celles-ci peuvent être utilisées pour des travaux temporaires en hauteur."

L’article R. 4323-89 précise, quant à lui, les conditions d’intervention par les techniques d’accès et de positionnement par cordes.

Aptitudes et formations

L’intervention en hauteur doit être effectuée par une personne apte médicalement et ayant reçu une formation. Il n’existe pas de certificat d’aptitude au travail en hauteur reconnu et obligatoire. L’aptitude au travail en hauteur est prononcée avant la prise de fonction puis vérifiée régulièrement par le médecin du travail dans le cadre de la surveillance réglementaire.

Les employeurs sont tenus d’informer leurs salariés sur les risques professionnels, les mesures prises pour y remédier et d’organiser une formation pratique et appropriée à la sécurité ( articles L. 4141-1 à L.4141-4 du Code du travail). La formation à la sécurité comprend une formation générale permettant au travailleur de maîtriser son environnement de travail et une formation portant sur les risques spécifiques au poste de travail.

À noter :

sur les chantiers du BTP, les travaux en hauteur listés à l’ article D. 4153-36 du Code du travail sont interdits aux jeunes de moins de 18 ans. Des dérogations peuvent néanmoins être accordées, notamment dans le cadre de leur formation professionnelle.

  • Les échafaudages

Les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction d’une personne compétente et par des travailleurs qui ont reçu une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées. Le contenu de la formation est indiqué dans les articles R4323-69 , R4141-13 et R4141-17 du Code du travail.

La recommandation R 408 de la CNAMTS a défini des référentiels de compétence pour le montage, l'utilisation et l'exploitation des échafaudages de pied pour les quatre catégories d'intervenants sur les échafaudages :

- le responsable de la conception de l'échafaudage ;

- le responsable du montage ou monteurs de l'échafaudage ;

- le responsable de réception et de maintenance ;

- le personnel travaillant sur les échafaudages.

Une attestation de compétences est délivrée par le chef d’entreprise. Elle est obligatoire pour monter, démonter, modifier ou exploiter un échafaudage.

L’atout CQP

Un certificat de qualification professionnelle (CQP)  "Monteur d’échafaudage" est l’un des moyens qui permet d’attester la qualification d’une personne à tenir un emploi de monteur d’échafaudages, de vérifier les compétences acquises et de les valider. Le Syndicat français de l’échafaudage, du coffrage et de l’étaiement (SFECE) a créé deux CQP pour la profession : un CQP "Monteur d’échafaudages" et un CQP "Monteur de plates-formes suspendues". Il envisage maintenant la création d’un CQP "Monteur en étaiement et coffrage". Le SFECE met également à la disposition de chacun un ensemble d’ outils d’information et d’accompagnement et publie un guide professionnel regroupant toutes les informations indispensables pour le montage et l'utilisation des échafaudages.

  • Les plates-formes suspendues et plates-formes sur mâts

La technicité liée aux plates-formes mécanisées implique une formation spécifique théorique et pratique. Aussi, la démarche de l’employeur pour former et s’assurer de la compétence de ses salariés est définie dans la recommandation R433 de la CNAMTS.

Sur la base de ces référentiels, le chef d’entreprise peut délivrer une attestation de compétence permettant aux opérateurs de monter, démonter, modifier sensiblement et utiliser les plates-formes suspendues motorisées.

Pour les plates-formes sur mâts, il n’existe pas à ce jour de démarche formelle permettant à l’employeur de s’assurer de la compétence de ses salariés. Cependant une formation spécifique peut être mise en place.

  • Les plates-formes élévatrices mobiles de personnel (PEMP)

Les seules personnes habilitées à conduire une PEMP sont celles qui possèdent une autorisation de conduite établie et délivrée par leur employeur après une évaluation effectuée par ce dernier (articles R4323-55 à R4323-57 du Code du travail et arrêté du 2 décembre 1998 ). L’évaluation de l’opérateur prend en compte son aptitude médicale, un contrôle de ses connaissances et savoir-faire pour la conduite en sécurité d’une PEMP, sa connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d’utilisation. Le contrôle des connaissances peut s’appuyer sur le Caces mis en place par la CNAMTS. La recommandation R 386 définit les conditions d’obtention du Caces pour les PEMP, selon sa catégorie.

 

Conduire une PEMP : quelles précautions ?

Le conducteur d’une PEMP doit connaître parfaitement les caractéristiques, les possibilités et les limites de manœuvre de l’appareil et s’assurer de sa maintenance.

L’autorisation de conduite est un document personnel, limité dans le temps, précis dans son champ d’application, qui doit pouvoir être présenté sur le lieu de travail. Elle devient caduque au changement d’employeur.

Graph 11- Caract__ristiques PEMP
  • Les équipements de protection individuelle

Les travailleurs doivent être informés et formés à l’utilisation des EPI (articles R4323-104 à R4323-106 du Code du travail)

L’information porte sur :

- les risques contre lesquels l’équipement de protection individuelle les protège;
- les conditions d’utilisation;
- les instructions ou consignes concernant les EPI et leurs conditions de mise à disposition.

Le salarié doit suivre une formation adéquate et spécifique au port et l’utilisation des EPI contre les chutes de hauteur. Elle doit comprendre un entraînement au port de l’équipement. Cette formation doit être renouvelée aussi souvent que nécessaire.

  • Les travaux sur cordes

Deux diplômes permettent d’acquérir les techniques de déplacement sur cordes et de maîtriser les règles de sécurité et de prévention des risques d’accident :

- le certificat d’aptitude aux travaux sur corde (CATSC) s’obtient après une expérience professionnelle de plusieurs mois et un stage de formation continue organisé par certains Greta (organisme de formation) ;

- le certificat de qualification professionnelle (CQP) de formation du bâtiment ou d’alpiniste.


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