Le Code du travail dispose que le montage, le démontage ou toute modification sensible d’un échafaudage doivent être réalisés sous la direction d’une personne compétente, par des travailleurs ayant bénéficié d’une formation adaptée et spécifique aux opérations à effectuer (article R4323-69).
Il prévoit également que les matériaux composant les différents éléments de l’échafaudage doivent présenter une solidité et une résistance adaptées à l’usage auquel ils sont destinés (article R4323-72 du Code du travail).
Concernant le suivi de l’équipement, la recommandation R 457 de la Cnam indique qu’une trace écrite des vérifications journalières doit être présente sur l’échafaudage roulant, par exemple au niveau de la trappe d’accès.
Important : certains échafaudages roulants comportent des profilés en aluminium. Ces éléments ne doivent jamais être chauffés au chalumeau pour être redressés, ni faire l’objet d’un chauffage par soudage. Une fois recuit, l’aluminium perd en effet ses propriétés mécaniques de résistance.
Enfin, un échafaudage ne peut rester en service sans avoir fait l’objet, depuis moins de trois mois, d’un examen approfondi de son état de conservation. Cet examen comprend notamment des vérifications techniques portant sur :
- la présence et l’installation correcte des dispositifs de protection collective ;
- la présence et le bon état des moyens d’accès ;
- l’absence de déformations permanentes des éléments constitutifs ;
- l’absence de corrosion susceptible de compromettre la solidité de l’échafaudage.
Ces dispositions relatives aux vérifications sont précisées par l’arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages, qui modifie également l’annexe de l’arrêté du 22 décembre 2000 relatif aux conditions et modalités d’agrément des organismes chargés de la vérification de conformité des équipements de travail.