Le bilan en matière de prévention est très positif. En effet, aucun accident grave n’a été enregistré ; seule une chute de plain-pied a été signalée. Par ailleurs, le transfert d'opération en atelier a participé à la réduction des risques et enfin, le chantier s'est avéré plus sûr et ordonné, grâce notamment au faible stockage sur place.
Cependant, cette approche implique un gel des plans très en amont : une fois la production lancée, les modifications deviennent complexes, voire impossibles.
L’expérience du CESD montre que la construction hors site permet de mixer les procédés en associant des méthodes constructives traditionnelles à l’utilisation de composants préfabriqués. Elle requiert toutefois une anticipation importante et une phase de conception intégrant l’ensemble des acteurs du projet. Le recours à des entreprises déjà expérimentées en construction hors site s’est avéré particulièrement bénéfique.
Cette expérience montre également que des axes d’amélioration sont à poursuivre notamment pour la gestion des raccordements de fluides (médicaux, eau, climatisation, informatique et télécom) afin qu’ils puissent rester accessibles pour l'entretien. Cet aspect est essentiel pour la sécurité des utilisateurs et des équipes de maintenance, à long terme.
Enfin, les contraintes météo (fortes pluies) et les restrictions de transport (blocages préfectoraux) ont représenté des défis logistiques, surmontés par une coordination quotidienne et une adaptation en temps réel.
L’entreprise générale a assuré une présence continue sur le chantier, animant la planification au jour le jour et organisant des réunions régulières avec les chefs de chantier. Cette organisation a permis de s’adapter aux imprévus et de gérer efficacement la coactivité tout en maintenant un haut niveau de sécurité.
Néanmoins, l’intensité du projet a fait peser une forte dépendance sur le rôle central de l’encadrant principal, ce qui représente un risque en cas d’indisponibilité de cette personne.