Jusqu’à présent plutôt épargné, le Finistère connaît depuis quelques années des vagues de chaleur plus précoces et de plus forte intensité : la barre des 40 degrés sera franchie localement cette semaine dans le département.
Face à cette nouvelle réalité, les entreprises du BTP doivent adapter les pratiques pour protéger les salariés. « Nous avons été surpris par la vague de chaleur précoce du mois de mai qui était difficile à anticiper, explique Jean-Jacques Marchand, dirigeant de l’entreprise de couverture Trébaul, basée à Saint-Renan. Le premier jour, les équipes ont souffert et ont tout de suite réagi en demandant à commencer vers 6h30 pour finir au plus tard à 14h et éviter ainsi d’être sur les toits au moment le plus chaud de la journée ». Les horaires décalés sont donc désormais proposés aux équipes en cas de forte chaleur. Une flexibilité indispensable, car la réalité sur le toit est souvent bien plus éprouvante que ce qu'indique le thermomètre à l'ombre. « Sur une toiture en ardoise, en bitume, ou en membrane de couleur foncée, avec le soleil, le ressenti peut facilement augmenter de 4 degrés. C’est pareil lorsque l’on chauffe pour les raccords de membrane », poursuit Jean-Jacques Marchand.