Le diagnostic de sécurité, socle d’un parcours fédérateur

    ©Eiffage Construction Bretagne

    En résumé

    • La culture de sécurité s’appuie sur les facteurs humains et organisationnels.
    • Le diagnostic en est la première étape décisive.

    Depuis la signature en décembre2017 de la convention de partenariat entre l’Icsi (Institut pour une culture de sécurité industrielle) et l’OPPBTP, une dizaine d’entreprises se sont lancées dans la démarche culture sécurité. Un premier bilan, basé sur les données collectées lors des diagnostics de sécurité, a été réalisé par l’Icsi et l’OPPBTP. Mais que recouvre la culture de sécurité ? La définition donnée aux entreprises dit l’essentiel : la culture de sécurité est un ensemble de manières de penser et de faire, largement partagées par les acteurs d’une organisation, portant sur la maîtrise des risques les plus importants liés à ses activités.

    Démarche de culture de sécurité : deux ruptures essentielles

    Pour Philippe Maygnan, directeur Grandes Entreprises à l’OPPBTP, la méthode proposée par l’Icsi comporte deux ruptures avec les pratiques habituelles en matière de prévention. « La démarche s’appuie sur les manières de penser et se focalise sur les risques les plus importants. » Et de poursuivre : « Avant de s’y engager, les entreprises sont souvent arrivées à de bons résultats en utilisant les deux premiers piliers de la culture de sécurité: la sécurité technique et le système de management de la sécurité. Mais à un moment, ces résultats stagnent. »

    Il est temps alors pour ces entreprises de s’appuyer sur le troisième pilier, celui des facteurs humains et organisationnels. C’est ce que proposent l’Icsi et l’OPPBTP. « La grande nouveauté de la culture de sécurité, c’est de s’intéresser à l’individu dans l’entreprise, mais aussi aux collectifs et aux situations de travail, à l’organisation et au management. »

    Le diagnostic de sécurité : l’adhésion de toute l’entreprise

    La première étape, décisive, consiste dans le diagnostic. Cet état des lieux complet de l’entreprise en matière de prévention des risques professionnels peut être assimilé àun instantané des perceptions (voir ci-contre). La démarche vise en effet à redonner du sens aux questions de sécurité dans l’entreprise, à repartir de la base plutôt que d’édicter des règles descendantes inégalement appliquées. « Un comité de pilotage incluant le chef de projet, le directeur QSE et un membre du comité de direction est mis en place pour assurer le relais avec les opérationnels, dont l’adhésion doit être totale », explique Philippe Maygnan.

    100% des salariés sont concernés tant par le diagnostic que par les étapes suivantes de la démarche, qui inclut autant que possible intérimaires et sous-traitants. « La dernière phase d’ancrage de la culture de sécurité dans l’entreprise n’est accessible que si l’ensemble des acteurs associés est partie prenante. » D’où l’importance d’un diagnostic bien posé dès le départ.

    ❛❛ La grande nouveauté de la culture de sécurité, c’est de s’intéresser à l’individu dans l’entreprise. ❜❜

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