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    L'entreprise Firodi possède ses propres équipements

    ©Frédéric Vielcanet

    Profil

    Identité : Firodi

    Activité : Maçonnerie, gros œuvre

    Création : 1967

    Chiffre d’affaires : 15 millions d’euros.

    ● Nombre de salariés : 70

    Lieu : Drancy (93)

    Conseiller en prévention : Benoît Chartron

    Site : www.firodi.fr

    Ce n’est pas un hasard si, en 2020, l’entreprise Firodi s’est vue associée, par la Fédération française du bâtiment, à l’organisation de la onzième Journée de la Prévention.

    Depuis 2012 et la démarche de progrès enclenchée avec l’OPPBTP, l’entreprise francilienne n’a pas ménagé ses efforts pour faire progresser ses équipes. Les formations Prév’action Opérateurs ont été accompagnées d’actions de sensibilisation à la prévention (affichage, visites de chantier…). Dans le même temps, Firodi a poursuivi ses investissements en matériel et a privilégié l’internalisation de ses compétences.

    Un logisticien en renfort

    En prenant les commandes de l’entreprise créée en 1967 par son aïeul, Adrien Ficca a voulu lui donner un nouveau souffle. «À l’origine, mon grand-père, artisan maçon, construisait des pavillons, explique le jeune dirigeant, lui-même ingénieur de travaux et responsable QSE. Puis, avec l’arrivée des maisons sur catalogue, l’entreprise a dû se diversifier et s’orienter vers la construction de logements collectifs et la réhabilitation lourde de tous types de bâtiments.» Sans oublier le génie civil, Firodi ayant construit une vingtaine de centrales à béton en Ile-de-France.

    En septembre 2020, un logisticien est venu compléter l’effectif de l’entreprise (70 salariés plus des intérimaires). Basé au dépôt de Drancy, Norbert Mertz est en charge de la gestion du matériel, des achats, de la maintenance et de l’approvisionnement des chantiers. «Le logisticien effectue la synthèse de tout le matériel de production et de sécurité, résume Adrien Ficca. En tant que responsable des commandes, il centralise les besoins et soulage nos conducteurs de travaux qui travaillent aujourd’hui plus sereinement.»

    Brouette électrique de l'entreprise Firodi La brouette électrique est utilisée aussi bien pour les approvisionnements en sable que pour les retraits de déchets ou gravats. ©Frédéric Vielcanet

    Une dynamique d’indépendance

    Les livraisons sur chantier sont optimisées grâce aux rotations de trois camions poids lourd, dont un camion-benne. «Il y a quelques années, nous étions régulièrement freinés dans nos travaux de démolition par nos prestataires qui ne suivaient pas le rythme, souligne le dirigeant. Cela nous a incités à acquérir notre propre matériel. L’investissement est conséquent mais il s’amortit sur la durée et nous rend indépendants.» Dans la même logique, l’entreprise Firodi a fait l’achat d’un engin de démolition (pince hydraulique) et a recruté un opérateur dédié. Une pelle mécanique, une chargeuse et un brumisateur air/eau sont également utilisés en démolition sur les chantiers de réhabilitation.

    En travaux de construction, les opérateurs peuvent compter sur une brouette électrique pour les approvisionnements de sable ou les retraits. Intervenant en milieu urbain dense, dans des espaces exigus, l’entreprise privilégie les solutions facilitant déplacements et manutentions. Le renouvellement des pompes à béton pour des modèles sur chenilles représente un investissement de près de 100 000 euros. «Télécommandés, ces équipements sont facilement déplaçables sur les chantiers et demandent moins d’efforts pour être installés», fait valoir Adrien Ficca. Autant dire que là encore l’effort financier se justifie par «la rentabilité, la valorisation des équipes et une bonne image de marque pour l’entreprise.»

    Des panneaux de coffrage montés depuis le sol

    Soucieux de maintenir un haut niveau d’expertise, le chef d’entreprise suit l’évolution des techniques du bâtiment. Le remplacement des coffrages traditionnels (étais, poutrelles, bastaings…) par des panneaux de coffrage manuportables en est l’illustration. « Avec les tours d’étaiement et poutrelles bois, le mode opératoire générait des déplacements, parfois risqués, sur les planchers en cours de coffrage, explique Christophe Grim, conducteur de travaux. Avec le nouveau matériel, les panneaux de coffrage sont installés depuis le sol. Non seulement la mise en œuvre est rapide, mais elle est moins contraignante pour les organismes et supprime le risque de chute sur cette phase de travaux. » Une autre caractéristique de l’entreprise Firodi est la transmission des savoirs par l’apprentissage. Les équipes travaux sont constituées de jeunes opérateurs encadrés par des compagnons expérimentés. « Nous fidélisons notre personnel en favorisant la progression en interne », souligne Adrien Ficca. L’entreprise a décidé le renouvellement des vêtements de travail et EPI. Nouveau casque, pantalons plus modernes, veste polaire…, des modèles adaptés à la nouvelle génération qui devraient aussi satisfaire les anciens.

    Bilan performance

    Le changement des modes opératoires de coffrage des planchers par l’utilisation de panneaux de coffrage type Peri ou Alphi, en remplacement des coffrages traditionnels, a renforcé considérablement la sécurisation des opérateurs tout en améliorant la productivité des chantiers. Constitués principalement d’aluminium, ces outils sont légers et améliorent également les conditions de travail des coffreurs.

    Le logisticien, un appui pour les équipes de production

    La création d’un poste de logisticien a permis de fluidifier l’approvisionnement des matériels sur les chantiers.

    Arrivé en 2020 dans l’entreprise, Norbert Mertz a pris en charge la gestion du matériel et l’approvisionnement des chantiers depuis le dépôt de Drancy. Il est l’interlocuteur privilégié des conducteurs de travaux.

    Pouvez-vous nous préciser votre rôle au sein de l’entreprise ?

    Je m’occupe de la partie achat de matériel et du diffus au quotidien. Je fais l’interface avec les fournisseurs pour obtenir les meilleurs produits au meilleur prix. Dans la journée, les chefs de chantier ou les conducteurs de travaux me contactent pour m’indiquer leurs besoins. Mon rôle est alors d’acheter ce qui manque et d’approvisionner avec nos trois camions. Cette centralisation soulage beaucoup les conducteurs de travaux mais aussi le chef d’entreprise qui, avant mon arrivée, faisait lui-même le dispatching tôt le matin.

    En quoi consiste une journée type ?

    J’ouvre les bureaux à 6 heures, je récupère les commandes de dernière minute et les chauffeurs arrivent à 6 h 30. Nous disposons d’un camion-benne dédié aux gravats, d’un camion-grue et d’un autre plus agile pour les livraisons sur petits chantiers. La veille, j’ai pointé sur l’ordinateur ou en me déplaçant au dépôt pour voir notre stock et ce qu’il faut commander en complément chez un fournisseur. En fin d’après-midi, j’édite la feuille de route que je remets le matin aux chauffeurs.

    Cette centralisation soulage beaucoup les conducteurs de travaux mais aussi le chef d’entreprise.

    Cette organisation permet d’optimiser les livraisons…

    La gestion des rotations évite que les camions ne roulent à vide après une période de grosse activité. Il arrive que le camion soit chargé la veille, ce qui fait gagner du temps. Il peut aussi y avoir une urgence sur un chantier, auquel cas, tout est bouleversé. Nous avons l’avantage, en Ile-de-France, d’être livrés rapidement. La centralisation des informations facilite les échanges et optimise les livraisons.

    L’homme clé

    Après plusieurs années chez Hunnebeck, puis chez H. Chevalier, Norbert Mertz gère, au sein de l’entreprise Firodi, toute la partie logistique : achats de matériaux, gestion des locations, du parc matériel et de la flotte de véhicules. En lien direct avec les chefs de chantier et conducteurs de travaux, il organise quotidiennement la tournée des chauffeurs.

    Norbert Mertz, logisticien de l'entreprise Firodi Norbert Mertz, logisticien de l'entreprise Firodi ©Frédéric Vielcanet

    La mise en œuvre de panneaux de coffrage manuportables depuis le sol évite tout risque de chute de hauteur.

    Panneaux de coffrage-Entreprise Firodi Panneaux de coffrage-Entreprise Firodi ©Frédéric Vielcanet

    Le remplacement des pompes à béton par des modèles sur chenilles facilite leur installation sur les chantiers.

    Pompes à béton sur chenilles-Entreprise Firodi ©Frédéric Vielcanet

    L’acquisition d’une pince hydraulique et le recrutement d’un opérateur améliorent l’activité de démolition sur les chantiers de réhabilitation.

    Pince hydraulique-Entreprise Fidori Pince hydraulique-Entreprise Fidori ©Frédéric Vielcanet

    Posséder ses propres bennes à gravats évite tout blocage sur les chantiers de démolition.

    Benne à gravats-Entreprise Firodi Benne à gravats-Entreprise Firodi ©Frédéric Vielcanet

    Le renouvellement des casques et des vêtements de travail s’est fait en concertation avec les équipes de terrain.

    Choix des EPI-Entreprise Firodi Choix des EPI-Entreprise Firodi ©Frédéric Vielcanet

    La méthodologie appliquée

    ● Depuis quelques années, l’entreprise Firodi a fait le choix d’internaliser l’activité de sciage et de carottage. Sur les chantiers de démolition mais aussi de construction, ces opérations limitent l’usage du marteau ou de la masse. « C’est une question de volume, explique le chef d’entreprise. Avec près de deux mille carottages par an, mieux vaut réaliser nous-mêmes cette activité. »

    ● Le service proposé par l’équipe de sciage-carottage est très demandé sur le chantier. « L’internalisation de ces tâches change les modes opérationnels et améliore la fluidité des chantiers. »

    ● Équipé d’un véhicule de l’entreprise, Philippe Walle, le scieur-carotteur maison est autonome et se déplace de chantier en chantier, au gré des besoins. Pour une réservation oubliée, les compagnons l’appellent et il intervient aussitôt.

    Carottage-Entreprise Firodi Réalisée en interne, l’activité de sciage et de carottage est très demandée sur les chantiers. ©Frédéric Vielcanet

    Article paru dans le numéro 251 de PréventionBTP, mai 2021, p. 24-27.

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