Au départ, il y a un jeune homme, qui à 15 ans, entre comme apprenti chez Midali Frères. Il passe un CAP de mécanicien travaux publics en attendant ses 16 ans minimum pour celui de conducteur d’engins. Comme souvent chez Midali, il est embauché dans la foulée, enchaînant les chantiers de terrassement. Mais à 20 ans, il a un accident de voiture. Deux vertèbres et la moelle épinière touchées. Les capacités de ses jambes restent bien diminuées. Aujourd’hui, il marche avec des béquilles. Et le plus souvent possible « pour conserver de la masse musculaire ». Mais il n’a plus d’équilibre, il ne peut rien porter.
Deux mois après son accident, Nicolas Midali le rassure : « peu importe ton état, tu resteras dans l’entreprise ». « C’est un jeune de chez nous, que nous avons formé, on n’a pas trop réfléchi », raconte-t-il. Le dirigeant a une entreprise d’une taille suffisante pour lui trouver un poste. Il pense à de l’administratif. Maxime Romanet, lui veut remonter dans une pelle. Mais les chantiers, pour lui, c’est fini : trop de déplacements, de changements d’engins, de travail au sol. Une possibilité se dessine sur la plateforme de la société de retraitement de matériaux. Maxime Romanet, affecté à un poste fixe pour la journée, peut remplir des camions, alimenter une cribleuse.