Cette approche collaborative se met en place à partir de 2014. Année après année, les équipes prennent l’habitude de signaler les difficultés rencontrées sur le chantier. En 2025, SRC a comptabilisé une centaine de remontées d’informations. « Cela montre que nos salariés ont non seulement compris que ce n’est pas un problème de nous remonter une situation dangereuse, mais que derrière, ils constatent que l’entreprise se sert de ces informations pour mettre en place une politique de prévention à leur service », se félicite Christophe Ruas.
Les remontées des salariés permettent de nourrir le document unique de prévention des risques de l’entreprise. Quand la situation l’exige, « elles peuvent donner lieu des actions préventives, jusqu’à une dizaine par an que nous présentons à l’ensemble des salariés », rapporte Romain Calvet, responsable QSE de l’entreprise.
Les réunions d'équipe sont l'occasion de présenter aux salariés les actions engagées à la suite de leurs remontées d'information. Les exemples sont nombreux. Pour éviter que les salariés soient blessés à l’œil pendant qu’un de leurs collègues travaille au marteau-piqueur ou à la visqueuse, SRC encourage le port des lunettes de protection en proposant des modèles adaptés aux problèmes de vue de chacun. Pour assurer des conditions de travail de qualité à ses équipes, l’entreprise systématise le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité sur les chantiers, et intègre la climatisation ou le chauffage dans les bases vie quand les conditions météo l’exigent.
Plus récemment, la PME a proposé des bouchons d’oreille innovants, que les salariés peuvent régler pour se protéger spécifiquement de certaines nuisances. Cette action a été engagée à la suite de campagnes de mesures des décibels sur les chantiers. « Sur la base de ces données objectives, on a pu démontrer à nos collaborateurs à quel point ces bruits ambiants peuvent être dangereux pour leurs oreilles, même ceux auxquels ils sont habitués. À partir de là, on a réussi à leur faire porter plus systématiquement leurs EPI », témoigne Christophe Ruas.