Plus globalement, ils sont 85 % à considérer leur activité comme exigeante physiquement, et 89 % comme exigeante mentalement. Cette prédominance de la charge mentale se justifie par la multiplicité des tâches et des responsabilités auxquelles les chefs d’entreprise doivent faire face, et peut entraîner un épuisement professionnel caractérisé, notamment lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous. Ainsi, 35 % des artisans, soit un point de plus qu’en 2021, déclarent avoir rencontré des difficultés psychiques (burn-out, anxiété, dépression…) au cours de l’année. Parmi eux 56 %, contre 52 % un an auparavant, déclarent en avoir fait part à un tiers. Qu’il s’agisse d’une personne de l’entourage et/ou d’une organisation professionnelle, c’est le signe que les artisans sont de plus en plus sensibilisés à l’importance d’un accompagnement pour faire face aux phases critiques, comme le relève la Capeb. D’où, note son président Jean-Christophe Repon, l’importance de continuer à œuvrer « pour qu’ils ne se soient jamais seuls et leur permettre de trouver des solutions le plus en amont possible. »
Des actions qui peuvent s’appuyer sur un socle inébranlable, le baromètre confirmant la force des vocations dans le secteur de l’artisanat : en 2022, 71 % des répondants continuent à se déclarer épanouis dans leur rôle de chef d’entreprise, et 82 % dans leur métier.