L’AIMCC (Association des industries de produits de construction) a présenté, le 28 janvier, les résultats de son enquête annuelle d’opinion menée auprès de ses organisations membres. Si 2025 confirme une année de repli généralisée pour les industriels, les perspectives pour 2026 sont moins pessimistes.
Date : 11/02/2026
Fabienne Leroy

© Frédéric Vielcanet
L’enquête de l’AIMCC réalisée en décembre 2025, reflète le ressenti des fabricants de produits de gros œuvre, de second œuvre et d’équipements sur l’activité passée et à venir. L’année 2025 s’inscrit dans la continuité d’un ralentissement marqué de l’activité industrielle dans la construction.
De fait, aucun secteur ne déclare de hausse d’activité. Près des trois quarts des répondants font état d’une activité stable ou en baisse par rapport à 2024, avec une corrélation nette entre baisse des volumes et baisse du chiffre d’affaires.
Un tiers des industriels a réussi à stabiliser son chiffre d’affaires, mais la majorité enregistre des reculs significatifs, parfois supérieurs à 15 %. Tous les segments sont concernés :
Les causes principales identifiées sont l’instabilité politique et institutionnelle, les contraintes réglementaires et une demande insuffisante, freinant directement les mises en chantier et les investissements. Malgré ce contexte dégradé, les industriels ont globalement préservé l’emploi : plus de 70 % ont maintenu leurs effectifs, illustrant une volonté de conserver les compétences dans un marché sous tension.
Les perspectives pour 2026 restent incertaines mais légèrement moins pessimistes. Un tiers des industriels anticipe une reprise modérée, tandis que la moitié prévoit une stagnation ou une légère baisse de l’activité. Les reculs plus marqués concerneraient encore 16 % des répondants.
Les dynamiques varient selon les secteurs :
Les freins majeurs pour 2026 restent identique à ceux identifiés en 2025 : la faiblesse de la demande, les contraintes budgétaires et l’impact des échéances électorales sur les décisions publiques et privées.
Les industriels placent en tête de leurs priorités : la maîtrise des coûts, la gestion et la valorisation des données, la décarbonation, la transformation numérique, la formation des collaborateurs.
Le développement de l’économie circulaire s’appuiera principalement sur le recyclage, les économies de ressources, la valorisation des déchets et le réemploi.
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