Les perspectives dressées par la FFB tiennent compte de la situation politique figée à la mi-décembre, avec l’absence de PLF (Projet de loi de finances). Pour rappel, la motion de censure et le renversement du gouvernement se sont traduits par le gel de plusieurs mesures favorables au secteur dont le Prêt à taux zéro (PTZ) ouvert à tous les segments sur tout le territoire ou encore le remplacement du dispositif Pinel. « Mais on a réussi à sauver MaPrimeRénov », rappelle Olivier Salleron.
Ainsi, en 2025, l’activité se contracterait encore de 5,6 % en volume, avec la pénalisation du neuf. Le logement neuf chuterait de 14,2 %, pour atterrir sur un plancher de 239 000 unités, soit 86 000 unités dans l’individuel (- 12,6 %) et 153 000 constructions dans le collectif.
Le non résidentiel neuf pâtirait de la baisse de l’investissement macroéconomique professionnel, à - 15 %. Enfin, le segment de l’amélioration-entretien souffrirait encore d’un tassement en 2025 avec + 0,9 %.
Sur le front de l’emploi, « Faute de PLF rapidement, 100 000 emplois seraient détruits en 2025 », prévient Olivier Salleron. La FFB souligne que l'emploi n’a reculé que de 2,2 % en 2024, ce qui représente 30 000 postes salariés et intérimaires en équivalent-emplois à temps plein perdus.
Les prochaines mesures prises par le nouveau gouvernement seront donc décisives pour relancer et stabiliser un secteur qui pèse 215 milliards d’euros en France et compte 1,6 million d’actifs, conclut Olivier Salleron.