En 2024, ce sont 18 % des salariés qui craignent pour leur emploi dans l’année, soit – 7 points par rapport à 2016. L’étude indique que cela peut s’expliquer par un marché du travail plus favorable aux salariés par certains aspects en 2024 : moins de chômage et plus de difficultés de recrutement dans certains secteurs.
Les salariés expriment davantage le sentiment de pouvoir réaliser un travail de qualité : 82 % des salariés éprouvent souvent ou toujours la fierté du travail bien fait (contre 18 % jamais ou parfois), soit une amélioration de 10 points par rapport à 2016. Pour autant, la proportion de salariés qui s’estiment en situation de « qualité empêchée » par un manque de moyens ne faiblit pas, un salarié sur quatre jugeant ne pas avoir assez de temps pour effectuer correctement son travail et un sur trois pas assez de collaborateurs. En 2024, comme en 2016, un salarié sur dix est amené à faire des choses qu’il désapprouve, sans différence significative entre femmes et hommes.
La pression temporelle recule aussi, surtout chez les cadres, qui y restent globalement les plus exposés. Ils ne sont plus que 39 % à déclarer toujours ou souvent travailler sous pression en 2024, soit 4 points de moins qu’en 2016. La massification du télétravail pour ces derniers sur la période pourrait expliquer pour partie une telle baisse. De plus, la part des cadres dans la population salariée a nettement augmenté et cela contribue globalement à l’amélioration d’ensemble des conditions de travail, signale Nicolas Moreau, adjoint à la cheffe de mission Diffusion statistique, publications et communication au sein de la Dares.
Consulter l'étude de la Dares.