Comme l’ont souligné les intervenants, la construction repose encore sur une organisation fragmentée entre les parties prenantes – maîtres d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises du BTP, industriels des produits de construction – souvent isolées dans leurs silos. Conséquence de ce manque de concertation et de réflexion globale ? « C’est la qualité des ouvrages, le respect des délais, des budgets et la sécurité des salariés présents sur les chantiers qui s’en trouvent directement altérés », estiment les représentants de l’OPPBTP et de Cinov.
Pour construire des logements en nombre, de qualité, à coût maîtrisé et qui répondent aux besoins des populations, il faudrait donc privilégier une collaboration intégrant toutes les parties prenantes dès les premières étapes du projet. « Des projets participatifs ou des écoquartiers, par exemple, démontrent qu’impliquer les habitants dès les premières étapes permet de créer des logements fonctionnels, durables et adaptés aux évolutions démographiques et climatiques ».
Construire mieux, c’est aussi ancrer dans les pratiques « la prise en compte d’un levier de performance pourtant déjà éprouvé : la prévention des risques professionnels. Intégrer la prévention, c’est anticiper les aléas, améliorer la coordination entre les intervenants, limiter les interruptions de chantier et préserver la santé et la sécurité de tous sur les chantiers. La prévention des risques c’est un investissement qui sécurise le coût, les délais et la qualité. »