Il va donc falloir redoubler d’efforts. Car au moins 70 % des entreprises déclarent déjà rencontrer des tensions sur au moins une des fonctions d’encadrant. Dans les travaux publics, l’étude pointe des difficultés très importantes de recrutement des conducteurs de travaux et des chefs de chantier. Tandis que dans le bâtiment, les tensions les plus fortes s’observent pour trouver des chefs d’équipe. La pénurie de profils touche particulièrement les PME et les TPE.
En cause, selon les entreprises du bâtiment, le manque de candidats (88 %), des compétences inadaptées (76 %), une rémunération jugée trop faible (48 %) et des conditions de travail estimées pénibles (44 %).
Le recrutement des conducteurs de travaux, (la plupart sont de jeunes ingénieurs diplômés), s'effectue pour moitié via l'externe ou à la suite d'une alternance. Les chefs d’atelier sont également largement recrutés à l'extérieur. En revanche, les fonctions de chefs de chantier et de chefs d’équipe sont davantage pourvues par la promotion interne. Mais les pratiques varient : les petites entreprises s'appuient principalement sur la montée en compétences interne, tandis que les grandes structures tendent à sourcer de nouveaux profils.