Les salariés de la construction sont les plus exposés aux risques chimiques. Ainsi, ils sont 29,4 % à avoir été exposés à au moins trois produits chimiques en 2017, contre 18 % pour l’industrie et 9 % pour l’agriculture. Cette exposition, bien qu’en hausse par rapport à 1994, s’est stabilisée depuis l’enquête précédente en 2010. Par ailleurs, l’exposition à au moins un produit cancérogène est en hausse (30,5 % en 2017 vs 24,8 % en 2010). Là encore, la construction est le secteur où l’exposition est la plus forte puisque dans l’ensemble des secteurs, seul un salarié sur dix est concerné.
Concernant les risques psychosociaux, les résultats sont, là encore, contrastés. La proportion de salariés dont le rythme de travail est imposé par une demande extérieure obligeant à une réponse immédiate reste élevée (42,8 %). Néanmoins, la part de salariés déclarant subir au moins trois contraintes de rythme de travail est en baisse de 5 points depuis 2010 (23,5 %). Enfin, en 2017, 10,1 % des salariés de la construction déclarent avoir vécu au moins un comportement hostile au travail, un item en baisse de 7,2 points par rapport à 2010. Les comportements méprisants au travail (-5 points) sont également en baisse. Si les salariés du secteur sont plus nombreux à estimer être en manque de reconnaissance (47,6 % vs 36,7 % en 2010), ils sont près de 91 % à se déclarer dans l’ensemble satisfaits de leur travail.